Le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) planche sur un projet de halte-garderie à l’Université de Sherbrooke.

Les parents étudiants sous les projecteurs à l’UdeS

SHERBROOKE — Les enjeux vécus par les parents étudiants de l’Université de Sherbrooke se retrouvent sous la loupe de l’établissement et des deux principales associations étudiantes, la FEUS et le REMDUS, qui se mobilisent pour mieux accompagner ces étudiants. Une demande de subvention a été faite par l’UdeS afin de rédiger une politique de conciliation études-famille. Parallèlement, le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) planche sur un projet de halte-garderie.

« Notre objectif premier, c’est de consulter les parents aux études », précise Nicolas Delisle-Godin, directeur aux affaires académiques et à la condition étudiante au REMDUS, en soulignant que les responsables du projet souhaitent du même coup connaître leurs besoins et leurs enjeux.

« Présentement, à l’UdeS, il n’y a pas de mesure concrète visant à accompagner les parents », note le représentant du REMDUS. Ainsi, illustre-t-il, si une urgence avec un enfant survient, le parent doit s’organiser avec le chargé de cours ou le professeur. La consultation permettra de mieux cerner les mesures à prendre pour accommoder ces parents étudiants, mais une revendication ressort déjà : des mesures d’accommodement en cas d’urgence.

« On veut étudier ce qui se fait ailleurs », souligne-t-il également.

La subvention déposée au ministère de la Famille permettrait également d’engager une ressource qui rédigera cette politique, selon la vice-rectrice à la vie étudiante, Jocelyne Faucher, également secrétaire générale.

Une recherche produite en 2016 avait mis de l’avant certains enjeux, comme de reconnaître le statut de ces parents étudiants, note Annabelle Gaudet, vice-présidente à la condition étudiante à la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS). Le travail permettra aussi de mieux définir les parents étudiants. Par exemple, si cela inclut les conjoints qui s’occupent des enfants à charge.

Le REMDUS travaille aussi à mettre sur pied une halte-garderie sur le campus.

« Il y a un besoin qui est présent de laisser les enfants pendant des périodes en dehors des heures de 9 h à 17 h. C’est quelque chose qui se fait ailleurs. C’est un projet qui a été présenté à l’Université. On a eu une bonne écoute de leur part. On attend la suite. C’est un projet qui nous tient à cœur », commente Nicolas Delisle-Godin.  

Par ailleurs, un regroupement de parents aux études vient tout juste de voir le jour. Une première rencontre a eu lieu mardi. Le portrait diffère d’un parent à un autre, le nombre d’enfants aussi : rien de mieux que les parents eux-mêmes pour faire connaître leurs besoins, souligne Annabelle. Mieux accompagner les parents les incitera à demeurer sur les bancs d’école ou encouragera peut-être certains à revenir à l’école, note la représentante de la FEUS, en estimant qu’il y a du rattrapage à faire dans ce dossier. Des activités pourraient aussi être organisées par ce regroupement.

Pour le moment, il n’existe pas de façon systématique d’identifier les étudiants qui doivent aussi composer avec leur vie familiale pendant leur parcours universitaire, indique Nicolas Delisle-Godin. Un sondage mené par le REMDUS a montré qu’environ 22 % des répondants sont parents du côté des cycles supérieurs. Le REMDUS regroupe 8000 membres des deuxième et troisième cycles.

Il a cependant été discuté de faire ajouter cette information au moment de l’inscription à l’UdeS, notamment pour mieux documenter le nombre de parents inscrits.