« L'objectif n'est pas de savoir à quelle heure et à quelle date le projet de loi sera adopté. L'objectif est d'adopter le meilleur projet de loi en gardant l'orientation que nous avons, celle de rapprocher le pouvoir des écoles », a dit Pierre Moreau.

Les parents des quatre CS s'adressent au ministre Moreau

Le nouveau ministre de l'Éducation, Pierre Moreau, est interpelé par les représentants des parents des quatre commissions scolaires estriennes.
La place des parents étant un élément très important dans le projet de loi 86, ils invitent le ministre à écouter les besoins des acteurs de premier plan que sont les parents, afin de prioriser le succès des enfants.
De plus, les représentants des parents des commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke, des Hauts-Cantons, des Sommets et Eastern Townships profitent de la nomination de M. Moreau pour réitérer l'importance de faire de l'éducation la priorité du gouvernement.
Le regroupement se dit en accord avec plusieurs points énoncés dans le projet de loi 86. Par contre, il demande qu'on prenne certains points importants en considération comme le pouvoir aux parents dans les conseils d'établissement. On doit profiter du moment pour «rendre la base responsable et ainsi de rendre le pouvoir décisionnel plus près de l'action».
«Toutefois, pour que les parents puissent bien exercer leurs fonctions, le ministre doit inclure dans la loi une obligation de formation. Cette formation doit être donnée sur une base annuelle par un organisme externe, telle la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)», souligne un communiqué de presse.
Sans compter que l'expérience et l'implication des parents doivent être valorisées, ajoute-t-on. «Il faut aussi faciliter le lien de communication entre le comité de parents et le conseil scolaire.»
«Ainsi, il est impératif que soit retiré du projet de loi le fait que la nomination d'un parent au conseil scolaire entraîne automatiquement son retrait de tous les autres comités sur lesquels il siège.» 
S'il est vrai que le but de cette réforme consiste à ce que les décisions se prennent le plus près de l'action, «il faut que les ressources financières, matérielles et humaines soient au rendez-vous». 
«Les parents se disent aussi très préoccupés quant à la répartition de ces ressources. La disparité et la non-homogénéité des milieux doivent être prises en considération.» 
Finalement, les parents souhaitent avant tout que les changements qui seront apportés par cette réforme aient toujours comme toile de fond la réussite éducative des élèves. «Pour ce faire, nous le réitérons, il faut que les moyens soient au rendez-vous», écrit-on. 
«Les représentants des parents de l'Estrie pressent donc le gouvernement d'exposer sa vision de l'éducation et d'en faire une priorité nationale. Les parents attendent un signal fort du nouveau ministre. »