Des représentants du mouvement Mitchell-Montcalm se rendront au conseil des commissaires mardi prochain.

Les négos se poursuivent pour la nouvelle école secondaire

Le dossier d’une nouvelle école secondaire chemine : des pourparlers entre la CSRS et la Ville de Sherbrooke sont en cours au sujet du terrain qui pourrait être fourni par la Ville. « On regarde les possibilités avec la Ville pour voir où on pourrait placer l’école secondaire », soutient le président de la CSRS, Gilles Normand. Quant à l’emplacement, il soutient qu’aucun scénario n’a encore été retenu.

« Il y a différentes hypothèses », répond-il à ce sujet.

Le Mouvement musical Mitchell-Montcalm (MMMM) a lancé une lettre d’appui, juste avant les Fêtes, demandant à la commission scolaire de regrouper les élèves de Mitchell-Montcalm sous un même toit. L’établissement est actuellement très à l’étroit, particulièrement dans le pavillon Mitchell, qui date de 1878. Les espaces ne sont plus adaptés à l’enseignement offert aux jeunes musiciens.

La missive d’appui qui circule sera déposée officiellement au conseil des commissaires la semaine prochaine. Près de 1200 signatures ont jusqu’ici été recueillies, notamment auprès de partenaires musicaux, selon Jean-François Beaulieu, enseignant à MM et qui agit à titre de porte-parole du MMMM.

Beaucoup d’informations circulent à l’effet que le mouvement ou les enseignants aimeraient que la future école soit construite sur le plateau McCrea, près de l’école primaire privée Plein Soleil. L’enseignant souligne qu’il s’agit effectivement d’un souhait, mais rappelle du même coup que l’emplacement choisi n’est pas du ressort du mouvement. Celui-ci doit notamment convaincre les élus scolaires de regrouper tous les élèves de Mitchell-Montcalm sous le même toit.

Le MMMM a lancé cette requête après le dépôt au gouvernement, en septembre dernier, d’une demande de construction d’une nouvelle école secondaire de 1000 places par la CSRS. Celle-ci devra obtenir le feu vert de Québec et le financement (évalué à environ 33,5 M $) pour concrétiser le projet.

L’emplacement de cette future école est aussi espérée dans le secteur de Rock Forest-St-Élie-Deauville, où trois écoles primaires ont vu le jour ces dernières années (des Aventuriers, du Boisé-Fabi et de la Croisée).

Le conseiller municipal Julien Lachance a déjà plaidé pour que l’établissement, s’il voit le jour, soit construit dans ce secteur de la ville.

La semaine dernière, alors qu’on apprenait la fermeture du Collège du Sacré-Cœur (CSC), M. Normand avait souligné que la disponibilité de cet édifice ferait partie des éléments de réflexion du comité des territoires d’appartenance de la CSRS.

La députée solidaire de Sherbrooke Christine Labrie aimerait que la vocation éducative du bâtiment de l’institution privée demeure. Elle s’est entretenue avec la direction du CSC la semaine dernière et celle de la CSRS.

« Je voulais valider les intentions du CSC. Ce qu’on m’a dit, c’est que les actifs seraient liquidés à partir de l’été, qu’ils privilégiaient la vocation éducative, mais en même temps ils ne peuvent pas le garantir non plus. Il semble qu’il y ait eu quelques marques d’intérêt de la part de quelques écoles privées pour reprendre le bâtiment. »

Ce sont des liquidateurs qui seront nommés à la fermeture du CSC, le 1er juillet prochain, et qui géreront la vente de l’immeuble.

Mme Labrie souhaitait aussi valider avec la CSRS son intérêt à mettre la main sur le bâtiment du CSC, mais l’organisation doit étudier le tout.

La députée solidaire s’est entretenue avec le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge afin de voir, si la CSRS souhaitait acquérir le bâtiment, s’il serait possible « d’être créatif au niveau du Ministère », pour que la transaction puisse se concrétiser. « Il me disait que oui », souligne-t-elle.