Les motoneigistes qui circulent dans le secteur du chemin Sainte-Catherine doivent emprunter l’accotement de la route sur une distance de 700 mètres depuis que la Ville leur a interdit l’accès à la piste cyclable.

Les motoneigistes inquiets de la sécurité sur le chemin Sainte-Catherine

Les motoneigistes du Club de motoneige Harfang de l’Estrie craignent pour leur sécurité dans le secteur du chemin Sainte-Catherine. Le vice-président de développement de sentiers pour le club, Marc Lachance, déplore la fermeture d’une partie du sentier aménagé sur la piste cyclable longeant le chemin Sainte-Catherine.

« Nous avons appris avec regret il y a quelques semaines la fermeture de notre sentier de motoneige sur la piste cyclable longeant le chemin Sainte-Catherine qui se rend à la cantine Maggie à la suite d’une plainte d’un citoyen. Pourquoi avoir pris une décision aussi rapide sans avoir pris le temps de nous consulter pour pouvoir discuter d’une solution? Les motoneigistes doivent circuler sur le bord de la route sur une distance de 700 mètres qui la plupart du temps n’est pas enneigé et qui n’est de l’avis de tous aucunement sécuritaire en raison de la limite de vitesse sur cette route qui est de 90 km/h », résume M. Lachance.

« Ce qui est le plus surprenant, c’est que de tous les autres résidants consultés, aucun ne s’oppose à ce que nous restions sur la piste cyclable. Il s’agit d’une servitude sur le terrain du MTQ gérée par la Ville de Sherbrooke. De quel droit et pourquoi avez-vous aussi subitement décidé de fermer ce sentier local utilisé depuis plus de 20 ans et qui donne accès à un restaurant où il est possible de stationner nos véhicules » a demandé Marc Lachance au conseil municipal lundi.

L’homme indique les motoneigistes n’utilisent qu’un côté de l’accotement, donc qu’ils circulent dans les deux directions du même côté, faute d’une traverse sécuritaire.

« Je demande de pouvoir discuter et réviser votre position à ce sujet dans les plus brefs délais. Une saison de motoneige dure de six à huit semaines. Évitons des risques d’accident. »

« Pas sécuritaire »

Le citoyen Alain Nadeau a aussi déploré un manque de sécurité. « Ce n’est pas sécuritaire. Je ne comprends pas pourquoi on a enlevé le droit de passage. Normalement, le droit de passage est valide du 1er novembre au 1er novembre. Je ne comprends pas pourquoi on l’a enlevé en milieu de saison. Le Ministère nous demande de sortir des accotements à cause de la vitesse, mais on les remet dans le chemin. »

Marie-Ange Therrien vit près des sentiers en question. « Quand le sentier passait dans la piste cyclable, c’était plus sécuritaire, non seulement pour les motoneigistes, mais pour les usagers de la route. La signalisation était bien faite. Il y a une confusion, certains passent encore dans l’ancien sentier, d’autres sur l’accotement, donc on ne sait jamais vraiment d’où ils vont arriver. Est-ce qu’on peut faire un compromis et contourner le plaignant et revenir dans la piste cyclable pour la section qui ne dérange personne? »

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a indiqué que la Ville avait reçu une plainte. « C’était une condition à l’époque de ne pas empiéter sur les propriétés pour lesquelles on a reçu une plainte. Par contre, ça permet quand même aux motoneigistes de pouvoir accéder à ce tronçon, mais pas nécessairement de la manière que vous souhaitiez. Quand on s’engage de façon légale à respecter une condition, si on ne la respecte pas, le citoyen peut revenir contre la Ville. »

Le conseiller Pierre Tremblay, lui, se range du côté des motoneigistes. « Ce que j’avais suggéré, c’est que vous puissiez circuler d’ici la fin de la saison et que nous puissions ensuite adopter une règlementation sur l’ensemble de notre territoire pour éviter qu’une situation comme celle-là se produise. »

Mme Bergeron a rétorqué qu’il existe déjà une règlementation.