Philippe Couillard

Les missions à l'étranger ne sont pas des «foires d'annonces», dit Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard s'est affairé vendredi à déboulonner le mythe à l'effet que les missions économiques à l'étranger doivent nécessairement être des «foires d'annonces».
En dressant le bilan de sa première participation au Forum économique de Davos, en Suisse, M. Couillard a estimé que des attentes avaient été créées au Québec.
Si le premier ministre a conclu quelques partenariats à travers les multiples rencontres tenues lors de ses passages au Royaume-Uni et en Belgique, son séjour en Suisse s'est terminé sans aucune annonce.
Flanqué de son ministre de l'Économie, des Exportations et de l'Innovation, Jacques Daoust - qui en était à sa huitième participation au Forum économique mondial - M. Couillard a estimé qu'il avait «bien semé» et qu'il allait «bien récolter» au cours des mois à venir.
Il a balayé du revers de la main les comparaisons avec le passage de la chef péquiste Pauline Marois l'an dernier, qui avait entre autres annoncé l'arrivée de la multinationale espagnole FerroAtlàntica au Québec.
Selon M. Couillard, ces annonces avaient été planifiées en raison du contexte préélectoral et certaines d'entre elles avaient été intentionnellement retardées.
En plus des nombreux ateliers auxquels ils ont participé, le premier ministre et M. Daoust ont affirmé avoir pris part à quelque 20 rencontres, dont les sujets de discussion ont tourné autour des «atouts» du Québec, comme l'hydroélectricité, les technologies de l'information, les métaux et le Plan Nord.