Jean Clusiault

Les Méganticois veulent des réponses

À travers le procès de Thomas Harding, Jean Demaître et Richard Labrie, nombreux sont ceux qui souhaitent obtenir certaines réponses sur la tragédie, dont des familles de victimes, le recours collectif et les membres de la Coalition pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic.

Quelques citoyens de Lac-Mégantic étaient présents, lundi, au palais de justice de Sherbrooke pour assister à l’ouverture du procès.
Jean Clusiault, le père de Kathy décédée lors de la tragédie du 6 juillet 2013, était de ceux-là.
« Tout ce que nous savons de ce qui s’est passé, c’est ce qui est contenu dans le rapport du Bureau de la sécurité des transports. Je veux être présent pour savoir si les témoins qui viendront au procès vont nous apprendre de nouveaux faits », explique M. Clusiault.
L’un des avocats qui ont mené les recours collectifs à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic Me Daniel Larochelle était aussi présent au palais de justice de Sherbrooke.
« Il est sûr que je serai présent lors de certains témoignages, dont celui de l’expert. Lors de l’autorisation du recours, c’était davantage une affaire de droit, mais nous sommes pas entrés dans la preuve. Je veux voir s’il n’y a pas des éléments que je vais apprendre », indique Me Larochelle.
Porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic, Robert Bellefleur était aussi un auditeur attentif au début du procès en compagnie de deux autres membres de la coalition, Gilbert Carette et Gilles Fluet.
« C’est difficile de revoir ces images de la tragédie. Nous revendiquons une meilleure sécurité ferroviaire et la circulation se poursuit toujours sur cette même pente à Lac-Mégantic avec l’autorisation de Transports Canada », déplore M. Bellefleur.
Les membres de la coalition souhaitent que ce procès puisse leur permettre d’en apprendre davantage.
« Nous voulons que ce procès puisse faire la lumière sur ce qui s’est passé parce qu’il n’y a pas eu d’enquête publique », rappelle M. Bellefleur.
Habituellement calme, le palais de justice de Sherbrooke a été pris d’assaut par de nombreux journalistes de la presse nationale, dont plusieurs médias anglophones, pour cette ouverture de procès.