Le dernier bilan établit que 80,84 % des patients du CIUSSS de l'Estrie-CHUS ont un médecin de famille, alors que la cible ministérielle est d'atteindre 85 % d'ici la fin de l'année.

Les médecins de famille inscrivent plus de patients

Plus de 17 000 patients ont trouvé un médecin de famille à l'intérieur du territoire desservi par le CIUSSS de l'Estrie-CHUS au cours de la dernière année. Dans le premier mois de cette année, ce sont 2415 patients de plus qui n'ont plus besoin de se pointer à l'urgence pour voir un médecin. C'est encore plus vrai que le taux de fidélisation aux médecins de famille atteint déjà 87,9 % dans la région, c'est-à-dire que les patients réussissent la plupart du temps à voir leur médecin plutôt que d'aller à l'urgence quand un bobo se pointe.
<p>Dre Raymond Vaillancourt, chef du département de médecine régionale et aussi médecin de famille</p>
Mais que signifient tous ces chiffres? Que la région de l'Estrie chemine à grands pas vers l'atteinte de la cible ministérielle d'avoir 85 % de la population inscrite auprès d'un médecin de famille d'ici le 31 décembre prochain et qu'elle dépasse déjà le taux d'assiduité visé de 80 % auprès des médecins. « Nous sommes en train de mettre en place des solutions durables pour que nos solutions continuent d'être viables aussi après le 31 décembre », soutient la Dre Raymonde Vaillancourt, chef du département de médecine régionale et aussi médecin de famille.
Haut taux de fidélisation
Le taux d'assiduité, ou de fidélisation, n'est pas à négliger. En résumé, il signifie que quand un patient a une problématique de santé, il peut téléphoner à la clinique de son médecin et avoir un rendez-vous le jour même ou dans les jours suivants avec un médecin. Le délai sera déterminé selon la problématique. Par exemple, un patient qui n'en peut plus de tousser sera vu le jour même, alors qu'un patient qui traine une douleur à la cheville depuis trois semaines pourra attendre deux jours.
« Le taux de fidélisation est déjà à 87,9 % », explique Dre Vaillancourt. La cible du ministère est de 80 %.
80,84 % de la population
Quant aux patients du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, ils sont maintenant 372 501 sur une possibilité de 460 805 à avoir un médecin de famille, soit 80,84 %. La cible ministérielle est d'atteindre 85 % d'ici la fin de l'année.
« En 2016, nous avons inscrit 17 000 nouveaux patients auprès d'un médecin de famille, dont 3000 provenaient du Guichet d'accès aux médecins de famille », explique Dre Vaillancourt.
Les 14 000 autres patients venaient de références, par exemple un médecin de famille qui accepte de prendre en charge l'époux ou l'enfant d'une de ses patientes.
Et que se passera-t-il en 2017? « Nos GMF (groupe de médecine de famille) du territoire se sont engagés à prendre en charge 26 437 patients, en plus de 11 615 patients qui proviendront de la retraite de leur médecin de famille. Si ce n'était pas des retraites, on aurait pu complètement vider notre Guichet », explique Raymonde Vaillancourt.
Encore 34 000 personnes en attente
Plus de 34 000 personnes sont en attente sur le Guichet d'accès aux médecins de famille, dont 15 560 sont codées A, B ou C, les cas les plus urgents. « Si ce n'étaient pas des patients laissés orphelins par les retraites, nous aurions pu vider le Guichet en 2017 », assure le médecin de famille qui a elle-même accepté de prendre en charge 100 patients de plus cette année.
Prendre en charge davantage de patients tout en maintenant un très haut taux d'assiduité oblige-t-il les médecins à travailler davantage?
« Ça les oblige surtout à travailler différemment », nuance Dre Vaillancourt sans cacher que certains médecins injectent sans doute un peu plus d'heures. Elle insiste surtout sur le fait que les médecins devront tous, ou presque, passer au système d'accès adapté pour ouvrir leurs horaires aux patients qui ont des besoins immédiats. Elle ajoute aussi que les autres professionnels qui travaillent dans les cliniques, comme les infirmières, les pharmaciens ou les travailleurs sociaux, devront être encore mieux utilisés.