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Les personnes qui font des activités extérieures à plus de deux personnes ensemble doivent porter le masque en tout temps, en plus de garder le deux mètres.
Les personnes qui font des activités extérieures à plus de deux personnes ensemble doivent porter le masque en tout temps, en plus de garder le deux mètres.

Les masques obligatoires à l’extérieur sous certaines conditions

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Le port du couvre-visage est obligatoire depuis jeudi dès qu’une personne participe à une activité sportive ou récréative réalisée en groupe de trois personnes et plus qui ne résident pas ensemble. Cette nouvelle mesure s’applique dans toutes les zones rouges ou orange du Québec.

Cette nouvelle obligation s’adresse à toutes les personnes qui pratiquent une activité de loisir ou de sport en étant trois personnes ou plus qui n’habitent pas ensemble. Les activités incluent le golf, le jogging, les marches, le vélo, etc. 

Les fratries peuvent donc continuer de faire des activités ensemble sans porter le couvre-visage, tout comme les bulles familiales.

Par contre, si les personnes demeurent assises à deux mètres les unes des autres, ou si elles réalisent leur activité seule (par exemple prendre une marche, promener le chien, faire un jogging), elles n’ont pas à porter un couvre-visage.

Un pique-nique dans un parc entre amis serait donc toléré si les personnes s’assoient à deux mètres… mais attention aux rassemblements. En zone orange, à l’extérieur, un groupe peut être constitué d’au maximum douze personnes et le port du couvre-visage est obligatoires s’il y a trois personnes et plus.

Dans les zones rouges, les rassemblements à l’extérieur sont limités à un maximum de huit personnes et le port du couvre-visage est requis s’il y a trois personnes et plus qui ne résident pas à la même adresse.

Cette mesure ne s’applique pas aux enfants de 10 ans et moins, aux personnes qui ont une condition médicale qui les empêche de porter un masque ou qui doivent le retirer momentanément pour boire, manger ou à des fins d’identification. 

Des citoyens surpris

Aucun des citoyens rencontrés par La Tribune jeudi ne semblaient au courant de cette nouvelle consigne annoncée plus tôt cette semaine. « Je suis un peu surpris, je ne sais pas trop quoi en penser puisque je n’étais pas au courant », avoue William assis aux abords du lac des Nations. 

« Il faudrait qu’on m’explique pourquoi. Pour l’instant, j’avoue que je trouve cette mesure un peu excessive, mais si elle est justifiée ça changerait ma perception », poursuit son compagnon Nicolas. 

Une fois informés, certains citoyens se braquent. Accompagné de plusieurs injures à l’égard du gouvernement, Alain précise qu’il « en a ras-le-bol de cette pandémie-là et de toutes les nouvelles consignes. » 

Denis Morency adopte un discours un peu plus nuancé, mais ajoute que « les gens pourraient contrevenir aux règles sans même le savoir tellement il y en a, c’est un peu ridicule. »

Malgré que le ciel de la pandémie en Estrie s’assombrisse, d’autres Sherbrookois conservent un moral plutôt bon. « Il y a toujours pire que de mettre un masque à l’extérieur quand on y pense. Ce n’est vraiment pas si terrible », mentionne Cédric Pailleur. « On dirait que le soleil sort pour le printemps et ça fait du bien au moral », conclut Anne-Sophie Gingra assise sur un banc au parc du lac Nation.

Le masque aussi à l’intérieur

En zone orange, le couvre-visage est désormais obligatoire en tout temps dans les salles d’entraînement, les gyms et les patinoires intérieures. 

En zone rouge, les gyms sont désormais fermés, de même que les lieux publics intérieurs, à l’exception des piscines, patinoires et lieux pour jouer au tennis et au badminton. Avec Viatka Sundborg