La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) savait dès que le départ que le l'école C serait située près d'un carrefour giratoire sur le boulevard René-Lévesque à l'intersection de la rue Matisse

Les marcheurs de l'école C seront en sécurité

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) savait dès que le départ que le l'école C serait située près d'un carrefour giratoire sur le boulevard René-Lévesque à l'intersection de la rue Matisse. La CSRS considère malgré tout que ses élèves se déplaceront à l'école en toute sécurité.
« On voit que la Ville de Sherbrooke est proactive, qu'elle est à l'écoute aussi, donc on n'est pas inquiets pour le moment. Plusieurs mesures ont d'ailleurs déjà été envisagées par la Ville à ce sujet pour les élèves, les citoyens, les cyclistes et les automobilistes qui circuleront sur le boulevard René-Lévesque à la hauteur de la rue Matisse », assure Carl Mercier, directeur général adjoint à l'administration de la CSRS.
Rappelons que la CSRS a rapidement su qu'une nouvelle école serait nécessaire dans l'arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville malgré la construction de l'école des Aventuriers dans le secteur de Saint-Élie. C'est la Ville de Sherbrooke qui doit donner un terrain à la CSRS en fonction des disponibilités et des besoins alors que le ministère de l'Éducation paye pour la construction.
« Nous voulions un terrain qui soit à la jonction des territoires des écoles de la Maisonnée, des Aventuriers et de Notre-Dame-de-Liesse. Ces trois territoires se touchent et c'était l'endroit idéal pour l'école C », rappelle Gilles Normand, président de la CSRS.
« La CSRS et la Ville ont travaillé
à identifier le terrain pouvant recevoir une nouvelle école. La construction d'un grand parc municipal et d'une zone prévue pour la construction d'une école et d'un CPE étant envisagée à l'intersection du boulevard René-Lévesque et Matisse. Les élèves pourront bénéficier du parc. Il s'agissait pour nous de l'endroit idéal, c'était un projet structurant », ajoute Carl Mercier.
« Nous avons fait savoir dès le départ que nous aurions beaucoup de marcheurs. On sait qu'il y aura d'autres types de marcheurs aussi étant donné la présence d'un grand parc et d'un CPE. Nous avons fait savoir nos besoins, la Ville est la spécialiste des rues, du trafic. Nos services travaillent ensemble dans ce dossier », précise Carl Mercier.
De plus, ce terrain avait aussi été identifié comme le mieux adapté pour permettre d'agrandir le bâtiment quand ce sera nécessaire et pour pouvoir ajouter des aires de stationnement au besoin.
« La Ville viendra présenter ses mesures de sécurité aux commissaires dans les prochaines semaines », précise Carl Mercier.
Mesures de sécurité connues
La Ville de Sherbrooke a pour sa part déjà fait savoir quelques-unes des mesures qui seront mises en place pour assurer la sécurité des écoliers et des usagers du parc. On retrouvera entre autres un terre-plein central clôturé, des feux piétons dotés de clignotants stroboscopiques, deux brigadiers et un éclairage distinct pour les passages piétonniers.
De plus, la Ville installera des radars de vitesse clignotants : quand la vitesse des véhicules dépassera la limite permise, le panneau se mettra à clignoter pour inciter les automobilistes à ralentir.
Un casse-tête pour l'aménagement paysager
La Ville de Sherbrooke tâchera de réaliser des aménagements paysagers durables le long du boulevard René-Lévesque. Les arbres à grand déploiement seront plus rares que ce que les maquettes laissent croire, en raison des contraintes de conduites et d'éclairage.
Lors de la séance d'information sur la construction du boulevard René-Lévesque mardi, l'ingénieur coordonnateur Jean-Pierre Gagnon affirmait : « Ce sera une gymnastique de mettre des arbres que nous n'aurons pas besoin de détruire dans 20 ans. Les conduites passeront au centre du terre-plein et il faut considérer l'éclairage. Il y a encore une réflexion à faire. »
Yves Tremblay, chef de la division des parcs et espaces verts, explique que dans le pire des cas, c'est plutôt après 25 ans que des interventions pourraient être nécessaires. « Les cas nécessitant des réparations de conduites sont rares. C'est souvent là où il y a des entrées charretières, aux endroits des raccordements, que les problèmes risquent d'arriver, mais il y a plein de situations où les arbres ne sont même pas touchés. Il faut les couper dans les rares cas où ne devons remplacer la conduite principale. »
En ce qui concerne le terre-plein, M. Tremblay explique qu'on plantera plusieurs types d'aménagements, principalement des graminées, des vivaces et des arbustes. « Nous cherchons des plantes qui prennent de l'amplitude rapidement sans aller trop en hauteur. Nous voulons aussi planter des arbres, mais nous nous ajusterons en fonction du contexte du chantier. Il faut toujours tenir compte du positionnement de l'arbre, de sa proximité avec la rue et de sa fragilité pour déterminer l'essence à planter. Nous varierons les aménagements pour avoir une volumétrie variée. Nous chercherons à créer une ambiance en respectant les infrastructures souterraines. »
La présence de fils électriques guide aussi toute plantation effectuée par la Ville. On cherchera des arbres à faible déploiement pour éviter d'avoir à les émonder. « Le problème, c'est qu'il n'ya pas une variété énorme et ces arbres sont plus fragiles. »
Le défi du boulevard René-Lévesque sera de créer un effet rapidement. « Il n'y a que le temps qui nous permet d'atteindre nos objectifs de gros gabarits. L'effet mature d'un aménagement ne survient pas avant 10 ans. Il faut donc tromper l'oeil en attendant. Le boulevard sera tout de même marquant en raison de sa signature particulière. »
Plan Parcours
Lors de la présentation de la mise à jour du plan Parcours, la semaine dernière, il était par ailleurs mentionné que la simple plantation d'arbres à fleurs ou au feuillage coloré pouvait produire un effet magique, notamment sur la rive sud du lac des Nations. « L'arbre a une manifestation passive, mais tellement appréciée. On joue beaucoup avec les couleurs, les textures, les essences, mais quand on veut créer un punch, nous devenons vulnérables. Si une maladie s'installe, tout le secteur est affecté. Nous travaillons donc avec la diversité. Ça fait partie du défi de ne pas trop concentrer les essences. » La Ville plante environ 500 arbres annuellement. Jonathan Custeau