Ottawa et Québec devraient annoncer la semaine prochaine une série de mesures visant à permettre aux producteurs maraîchers d’offrir des emplois aux chômeurs ainsi qu’aux étudiants pour qui les possibilités d’emplois d’été ont été anéantis par la pandémie.
Ottawa et Québec devraient annoncer la semaine prochaine une série de mesures visant à permettre aux producteurs maraîchers d’offrir des emplois aux chômeurs ainsi qu’aux étudiants pour qui les possibilités d’emplois d’été ont été anéantis par la pandémie.

Les maraîchers pourront embaucher plus d’étudiants

Ottawa et Québec devraient annoncer la semaine prochaine une série de mesures visant à permettre aux producteurs maraîchers d’offrir des emplois aux chômeurs ainsi qu’aux étudiants pour qui les possibilités d’emplois d’été ont été anéanties par la pandémie.

Outre les nombreuses entreprises non-essentielles qui ne pourront embaucher d’étudiants, plusieurs camps d’été ont annoncé qu’ils ne pourront ouvrir leurs portes en raison des mesures de confinement et de distanciation physique toujours en vigueur.

Or, selon le président de l’UPA-Estrie, François Bourassa, des pourparlers sont en cours entre Québec et Ottawa afin d’arrimer les besoins en main-d’œuvre des producteurs maraîchers et les étudiants à la recherche d’emplois.

M. Bourassa souligne que la pandémie aura aussi pour effet d’empêcher l’arrivée de travailleurs étrangers en aussi grand nombre que par l’an dernier.

«Sur les 17000 travailleurs étrangers qui viennent travailler dans nos champs l’été, on pense que la moitié ne pourront pas traverser la frontière cette année. Ça va donc nous prendre du monde pour les remplacer.» Et les besoins de main-d’œuvre seront plus élevé que le nombre de travailleurs étrangers manquants.

«Si on considère qu’un travailleur étranger travaille 10 h par jour, sept jours par semaine, ça va donc prendre plus qu’un étudiant ou un chômeur pour le remplacer», dit-il.

Outre les producteurs maraîchers, les entreprises œuvrant dans l’agro-alimentaires, la transformation ainsi que le secteur ornemental (fleurs, sapins, etc.) devraient bénéficier des mesures qui seront annoncées la semaine prochaine.

Une première série de mesures a été annoncée cette semaine par Ottawa à l’égard du programme Emplois d’été Canada.

Ainsi, le gouvernement fédéral augmente la subvention salariale pour permettre aux employeurs des secteurs public et privé de recevoir eux aussi jusqu’à 100% du salaire minimum en vigueur pour chaque employé; la date de fin d’emploi a été prolongée jusqu’au 28 février 2021; une permission est accordée aux employeurs d’adapter leurs projets et leurs activités professionnelles pour soutenir les services essentiels. Enfin, il sera permis aux employeurs d’embaucher du personnel à temps partiel.

Dans les années précédentes, les employeurs des secteurs privé et public n’avaient droit qu’à une subvention salariale pouvant atteindre 50 % du salaire minimum.

Les emplois étudiants admissibles pourront commencer le 11 mai.

Depuis l’an dernier, l’admissibilité aux emplois appuyés par le programme Emplois d’été Canada a été élargie à tous les jeunes de 15 à 30 ans et non seulement aux étudiants.

Ottawa estime que l’enveloppe de 260 millions $ contribuera à créer jusqu’à 70 000 emplois pour les jeunes de 15 à 30 ans.