Les maires demandent que la facture soit partagée équitablement

Quelque 58 pour cent des infrastructures publiques au Québec sont municipales, mais seulement 8 pour cent du budget du Plan québécois d'infrastructures y est consacré, déplorent des maires de principales villes québécoises, dont le Sherbrookois Bernard Sévigny.
Les municipalités paient 76 pour cent de la facture alors que Québec en paie 14 pour cent.
La mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger, et les maires de Montréal, Denis Coderre, de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, de Montmagny, Jean-Guy Desrosiers et M. Sévigny soutiennent qu'il est temps que la facture soit partagée équitablement afin d'assurer la qualité et la sécurité des infrastructures de transport, souterraines, sportives, de loisir ou culturelles, de protéger les investissements passés, garder les infrastructures en bon état et offrir aux citoyens du Québec une meilleure qualité de vie.
Le monde municipal a parlé d'une seule voix lundi et a réclamé haut et fort des engagements des partis politiques sur deux enjeux majeurs pour le Québec, dont l'épineux problème des régimes de retraite des employés municipaux et les infrastructures municipales.
À l'invitation de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) plus d'une vingtaine de mairesses et de maires de municipalités de toutes les tailles se sont réunis à Québec pour réclamer des engagements des partis politiques.
Le monde municipal demande notamment d'augmenter le seuil d'investissement de 650 millions de dollars par année dans le Plan québécois d'infrastructures, de garantir un transfert rapide et complet de l'argent fédéral aux municipalités; de rendre admissibles aux programmes québécois et canadien toutes les catégories d'infrastructures municipales.
Enfin, pour le monde municipal, il est temps de donner une voix aux municipalités à la  table de négociation Ottawa - Québec sur la conception des programmes, car ce sont elles qui connaissent le mieux les besoins des citoyennes et citoyens.
«c'est lourd!»
Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, le maire de Victoriaville, Alain Rayes, et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, une loi doit être adoptée d'ici juin 2014, car le maintien des régimes actuels aura des impacts considérables sur l'ensemble des contribuables. 
«Un déficit représentant près de cinq milliards de dollars; c'est lourd ! Si rien n'est fait, ce déficit ne peut que s'accroitre, lit-on dans un communiqué de presse. Pour garantir la pérennité des régimes de retraite et réduire le fardeau fiscal des contribuables, il est temps de convenir d'un effort équitable de tous, de confirmer le partage moitié-moitié des coûts des déficits courants et futurs et de permettre aux municipalités qui le désirent de s'attaquer aux déficits passés ».