Les participants au Défi génie inventif cette année devaient construire un véhicule capable de freiner après avoir descendu une petite pente.

Les jeunes génies en action

SHERBROOKE - De jeunes ingénieurs ont envahi la faculté d'ingénierie de l'Université de Sherbrooke le temps d'un avant-midi, samedi. Quelques dizaines d'ados âgés de 12 à 17 ans se sont livrés à une chaude compétition dans le cadre du Défi génie inventif ÉTS.

C'est le cas de Louis Burnotte et de Louis Desruissaux, deux jeunes de troisième secondaire qui se livrent à cette lutte depuis quatre ans. Cette année, les participants devaient construire un véhicule capable de freiner après avoir descendu une petite pente.

Au fil du temps, les deux amis ont su se créer une belle chimie. « Ça fait depuis qu'on est en 6e année qu'on fait ce défi. On est amis à l'école, donc ça aide. On accumule de l'expérience et on a beaucoup de plaisir à faire des défis », affirme Louis Desruissaux.

Les deux ingénieurs en herbe commencent à être expérimentés dans ce domaine. « On a été à Montréal en secondaire un et nous avions remporté la deuxième place. On est allé à Montréal l'an dernier aussi, mais ç'a moins bien été », commente Louis Burnotte.

« On a des professeurs de sciences qui nous supervisent pour être certains qu'on ne se coupe pas de doigts dans les machines!, sourit-il. Ils nous laissent pas mal aller. Mais si quelque chose ne fonctionne vraiment pas, ils vont nous le dire. »

Les deux Louis ne sont toutefois pas trop intéressés à devenir ingénieurs plus tard. L'un aimerait se diriger dans la programmation, tandis que l'autre vise l'architecture. Les deux amis ont quand même été récompensés pour leur travail, à nouveau cette année, en recevant le prix ArcelorMittal Produits longs Canada qui s'accompagne d'une bourse de 150 $.

Motivant pour les jeunes

Enseignante en sciences et technologies à l'école Mitchell-Montcalm, Caroline Perron supervise ce projet depuis déjà un bon moment. « On fait ce projet depuis huit ans dans nos classes. Il y a toujours des jeunes qui s'impliquent au parascolaire, donc qui viennent après l'école pour construire leur bolide. On fait une grosse finale et l'on envoie nos trois meilleures équipes ici.

« Les élèves sont motivés, assure-t-elle. À l'adolescence, il y a un peu de nonchalance, donc ils nous font croire que ça leur importe peu. Cependant, lorsqu'on voit le résultat, qu'il soit positif ou négatif, on voit qu'ils ont pris ça à cœur », commente l'enseignante de quatrième secondaire.

Agente de communication pour Technoscience Estrie, Érika Le Bourdais se réjouit du succès de l'événement. « On a 25 équipes qui participent. Il y a de deux à quatre participants par équipe. Ce sont principalement des écoles de Sherbrooke, mais deux équipes viennent de Granby », explique-t-elle. Les quatre meilleurs équipes, deux du premier cycle et deux du deuxième cycle, participeront à la finale provinciale qui se déroulera à l'École de technologie supérieure (ÉTS) à Montréal les 25 et 26 mai .