Les collectes spéciales seront effectuées à la demande à partir de 2020

Les gros rebuts seront amassés sur demande

Fini le temps où les déchets encombrants, matelas, meubles et fauteuils étaient ramassés deux fois par année à date fixe. À compter d’avril 2020, la Ville optera pour la cueillette à la demande en espérant générer des économies.

La Ville lancera donc un appel d’offres pour instaurant la collecte sur appel sans limiter le nombre de demandes par résidence. Le service sera gratuit à court terme. La collecte de branches organisée en juillet sera par ailleurs annulée.

Selon les documents déposés au conseil municipal lundi, la Ville doit renouveler son contrat pour les collectes spéciales, qui incluent les sapins, les encombrants et les feuilles mortes. En 2016, seule Sani-Estrie avait postulé pour le contrat en raison du temps alloué pour chacune des collectes. « Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre, le recrutement pour une courte période cause une problématique importante pour les soumissionnaires. »

En 2019, les collectes spéciales coûteront 367 006 $ alors que le transbordement, le transport et le traitement des matières coûteront 625 000 $. Par ailleurs, le tonnage des encombrants augmente depuis 2016, une augmentation qui va au-delà de la croissance de la population. En 2016, la Ville avait en effet recueilli 1374 tonnes d’encombrants alors qu’elle en a dénombré 2092 en 2019. « On remarque qu’encore beaucoup de matières et d’objets pouvant être valorisés sont disposés, comme les matelas, pneus et contenants de produits dangereux et téléviseurs. Tous ces objets sont acceptés dans les écocentres », lit-on dans les documents municipaux.

Baisse significative

La Ville de Sherbrooke s’est donc penchée sur les façons de faire entre autres à Lévis, Québec et Coaticook.

« Sur la base des données des villes de Québec et de Lévis, il est possible de conclure que la collecte sur appel réduit de façon significative le ratio de la quantité d’encombrants amassé par personne » lit-on encore. En ce sens, les collectes sur appel pourraient faire en sorte que les citoyens choisiraient de disposer de leurs matières dans les écocentres. Une partie de la collecte sur appel pourrait être réalisée par des organismes ou entreprises désignés pour ramasser des objets spécifiques comme le métal ou les matières valorisables.

À noter que ce type de collecte se déroulerait entre avril et novembre.

Karine Godbout, présidente du comité de l’environnement, rapporte que la collecte des encombrants est devenue un problème. « Cet été, j’ai été beaucoup interpellée. J’ai même fait des visites en bordure de rue pour constater qu’il y avait beaucoup de matières qui n’avaient pas d’affaires là. Il a été suggéré par la voirie que dans les milieux denses, nous puissions conserver la cueillette lors des déménagements. »

Pierre Avard estime que la hausse du tonnage observée cette année est probablement liée à la fermeture de certains organismes pendant la période des déménagements. « Le problème s’est déplacé. C’est la Ville qui en a hérité. La collecte à la demande est une bonne nouvelle. On s’aperçoit que quand les étudiants terminent leurs cours, leur mobilier se retrouve au bord de la rue. À la demande, nous n’aurons pas de périodes prolongées où les meubles restent au bord de la rue. »

Rémi Demers y voit une amélioration de service qui pourrait générer des économies.

Les sapins seront recueillis par la même entreprise qui ramasse les branches. La collecte de feuilles, serait faite par le gagnant de l’appel d’offres des encombrants vers la fin des 32 semaines prévues au contrat.

Répartition des encombrants recueillis par la Ville

Meubles de bois, bois et planches 24,8 %
Résidus et chaises en plastique 16,4 %
Matelas 9,6 %
Divans, fauteuils 9,1 %
Morceaux de métal 7,4 %
Appareils électriques et électroniques 4,2 %