Si aucune entente n’est conclue, l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) annonce qu’elle déclenchera une grève générale illimitée à compter du 21 septembre.
Si aucune entente n’est conclue, l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) annonce qu’elle déclenchera une grève générale illimitée à compter du 21 septembre.

Les garderies en milieu familial en grève le 16 septembre

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Près de 4500 familles de l’Estrie devront se trouver un plan B pour faire garder leurs enfants, le 16 septembre, lorsque les milieux familiaux régis et subventionnés tiendront une journée de grève dans l’espoir de dénouer l’impasse dans leurs négociations avec le gouvernement.

Si aucune entente n’est conclue d’ici là, l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) annonce qu’elle déclenchera alors une grève générale illimitée à compter du 21 septembre.

« Les seuls et uniques responsables du fiasco de ces négociations, ce sont le gouvernement et les élus de la Coalition avenir Québec. Ils s’entêtent à vouloir maintenir 10 000 femmes et hommes sous le salaire minimum », a déclaré la présidente de l’ADIM Estrie, Marlène Carbonneau, en s’adressant aux parents qui seront touchés par cet arrêt de travail.

« Nous avons besoin de vous pour faire bouger les choses. Nos membres sont épuisées et à bout de souffle par le manque de reconnaissance. Elles quittent la profession par centaines. Aujourd’hui, il est minuit et une : nous n’avons plus rien à perdre et les parents doivent se préparer à un arrêt de service qui pourrait se prolonger », a-t-elle ajouté.

Mme Carbonneau dénonce les « piètres conditions de travail » dans lesquelles évoluent ses membres et qui privent les parents de la région de 1600 places à 8,35$ par jour en raison du manque de main-d’œuvre. « Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le nombre de places occupées à contribution réduite a régressé », déplore Mme Carbonneau.

L’ADIM estime que les Responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE) sont actuellement rémunérées sous le salaire minimum. Elles gagnent l’équivalent de 12,42$/h.

Selon l’ADIM, la dernière offre du ministère vise à faire passer leur salaire à l’équivalent de 12,83$/h. La FIPEQ-CSQ demande pour sa part un montant de 16,75$/h.

Parmi les autres points en litige, on retrouve le soutien offert pour les enfants ayant des besoins particuliers et l’ajout de journées pédagogiques pour répondre aux nouvelles exigences de l’émission du portrait périodique de l’enfant.

« La balle est dans le camp du gouvernement. Nos représentantes sont prêtes à le rencontrer jour et nuit s’il le faut pour dénouer l’impasse et éviter les interruptions de service, mais nous ne pouvons accepter des offres appauvrissantes pour nos membres », termine Mme Carbonneau.