Les étudiants du Cégep seront tous appelés.
Les étudiants du Cégep seront tous appelés.

Les étudiants du Cégep appelés individuellement

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
L’état d’esprit des étudiants du Cégep de Sherbrooke n’est pas aussi dramatique que le nouveau slogan de l’Association étudiante « Ça va pas bien pantoute » le laisse croire, pense le directeur des affaires étudiantes, communautaires et internationales. Mais malgré tout, des ajustements seront apportés.

« Mon impression — et je ne suis pas dans l’exécutif de l’Association étudiante — c’est que c’est un slogan de mobilisation. C’est correct qu’ils utilisent un slogan accrocheur, et c’est un clin d’œil à “ ça va bien aller ” », mentionne Martin Lambert, ajoutant qu’il y a des problématiques et qu’il a des inquiétudes par rapport à la santé psychologique des étudiants. 

« Depuis environ un mois, on appelle individuellement chaque étudiant et étudiante, explique-t-il. Des personnes formées en relations d’aide les appellent pour vérifier l’état d’esprit, qui est un peu moins tragique. »

Jusqu’à maintenant, environ 5000 des 5600 étudiants ont été appelés. « On a embauché beaucoup de ressources additionnelles. Ils ont tous une formation, ce sont des travailleurs sociaux, des conseillers d’orientation ou des gens qui ont des baccalauréats en psychologie. On leur demande premièrement comment ils vont, car c’est une période difficile. Pour voir aussi s’ils ont l’impression d’être dans le bon programme d’études », assure-t-il, ajoutant que ces étudiants pourraient être recontactés à la session d’hiver. 

Le comité sur la santé psychologique de la communauté étudiante, mis sur pied avant la pandémie, a été réorienté. 

Ajustements

M. Lambert est cependant d’accord avec l’association étudiante sur certains points. Des ajustements sont prévus pour la prochaine session. Par exemple, une semaine d’études et d’encadrement pourrait être ajoutée. 

« Il y a la semaine de relâche du mois de mars, mais on ajouterait une semaine d’études et d’encadrement qui n’est pas là à la session d’hiver », lance-t-il prudemment, car la Commission des études doit confirmer le calendrier scolaire. 

La question de la multiplicité des plateformes est également un enjeu que la direction désire régler. « On le constate et on l’entend dans les appels qu’on fait. On veut restreindre le nombre de plateformes possibles et on veut trouver une façon plus uniforme. On travaille avec les étudiants, mais aussi avec les enseignants pour cela »

En corrigeant ces tirs, M. Lambert pense que les étudiants se porteront mieux. « Dans les appels, ce sont des éléments [que nous avons entendu]. Je pense que la semaine d’encadrement aurait donné un répit. C’est exigeant. Peu importe le travail que les gens font dans le moment, il y a une charge psychologique plus grande. Ça aurait été un répit qui aurait été le bienvenu », résume-t-il.