Les Estriens sont parmi les plus branchés des Québécois, avec 94 % des adultes qui ont utilisé personnellement internet en 2019. Cette proportion d’internautes a augmenté de trois points de pourcentage depuis 2018.
Les Estriens sont parmi les plus branchés des Québécois, avec 94 % des adultes qui ont utilisé personnellement internet en 2019. Cette proportion d’internautes a augmenté de trois points de pourcentage depuis 2018.

Les Estriens parmi les plus branchés au Québec

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
SHERBROOKE — Les Estriens figurent parmi les plus branchés au Québec. Dans la région en 2019, 94 % des adultes ont utilisé personnellement internet. Cette proportion d’internautes a augmenté de trois points de pourcentage depuis 2018.

Au Québec, cette proportion se situe à 93 %, selon les chiffres disponibles dans le Portrait numérique des régions administratives du Québec en 2019 dressé par le CEFRIO. Laval est la région où le taux de foyers branchés à internet est le plus élevé (95 %), tandis que l’Abitibi-Témiscamingue est celle qui présente le taux le plus bas (88 %).

Il y a huit ans, en 2012, on estimait que 75 % des Estriens surfaient sur le web.

Dans les tableaux de l’étude « NETandances », on remarque aussi que l’écart qui s’était creusé en 2018 entre les hommes et les femmes en Estrie s’est refermé. On évalue que l’an dernier 94 pour cent des hommes et des femmes qui se branchent à internet régulièrement (hommes 89 % et femmes 93 % en 2018).

Presque la totalité (99 %) des jeunes de 18 à 34 ans ont une vie numérique. À ce chapitre, on remarque que les 55 ans et plus sont de plus en plus branchés, passant de 78 % à 85 % de 2018 à 2019. 

Les résidents des régions administratives de l’Estrie (83 %), de l’Outaouais (80 %), de Montréal (79 %) et de Lanaudière (79 %) sont plus nombreux à détenir un téléphone intelligent en 2019, comparativement à 76 % pour l’ensemble du Québec.

Pour ce qui est du commerce électronique, le taux de cyberacheteurs sur une base mensuelle s’est élevé à 52 % dans la région de l’Estrie en 2019, un résultat identique à 2018. C’est quand même mieux que l’ensemble du Québec qui affichait un taux était de 48 % en 2019. 

En ce qui concerne le commerce électronique, l’Outaouais (54 %), l’Estrie (52 %) et Montréal (52 %) sont les régions qui ont la plus forte proportion de cyberacheteurs comparativement aux autres régions en 2019. À titre comparatif, pour l’ensemble du Québec ce taux est de 48 %. 

Quant à la valeur mensuelle du panier d’achats des cyberacheteurs, elle est pour chacune de ces régions de 302 $, 316 $ et 342 $ respectivement, alors que la moyenne provinciale est de 219 $.

On peut penser que la proportion de cyberacheteurs soit appelée à grandir en raison de la crise de la COVID-19. Des données recueillies par le CEFRIO montrent que le taux de Québécois cyberacheteurs est passé de 51 % en février à 55 % en mars 2020.  

La pandémie pourrait aussi changer la donne en ce qui concerne la valeur du panier. Toutefois, la valeur moyenne des achats en ligne de mars 2020 est plus basse que celle du mois de février et ce, malgré une hausse du taux de cyberacheteurs. Cette baisse est expliquée en partie par une diminution des achats en ligne chez les 18 à 34 ans et par un panier d’achats plus faible chez les adultes âgés de 55 ans et plus, mentionne-t-on pour expliquer la décroissance.

Notons enfin que le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) ne produira plus ce genre d’étude. L’organisme mettra fin à l’ensemble de ses activités à compter du 30 juin. Depuis 33 ans, le CEFRIO menait des enquêtes auprès du public et accompagnateur des entreprises dans l’adoption des technologies de l’information et des communications.

La semaine dernière, le gouvernement Legault a annoncé que d’autres organisations travailleront à poursuivre les efforts du CEFRIO dans un contexte de crise sanitaire qui a fait ressortir l’urgence de repenser les modèles d’affaires. À ce titre, Investissement Québec s’impliquera davantage dans la transformation numérique des entreprises et aura la possibilité d’utiliser des méthodologies et outils de travail développés par le CEFRIO.