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Un front syndical a manifesté jeudi midi devant le bureau de la députée caquiste de Saint-François Geneviève Hébert. Près d’une trentaine de militantes et de militants des syndicats des secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur de la région de l’Estrie, affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont clamé leur indignation par rapport à leurs conditions de travail.
Un front syndical a manifesté jeudi midi devant le bureau de la députée caquiste de Saint-François Geneviève Hébert. Près d’une trentaine de militantes et de militants des syndicats des secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur de la région de l’Estrie, affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont clamé leur indignation par rapport à leurs conditions de travail.

Les enseignants de l’Estrie votent pour un mandat de grève

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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Devant l’impasse entourant les négociations entre les travailleurs des secteurs publics et le gouvernement québécois, le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE) vote à 80 % en faveur d’un mandat de grève d’une durée « pouvant aller jusqu’à cinq jours ».

Sur un total d’environ 3500 membres, plus d’un millier se sont prononcés dans la dernière semaine. Pas moins de 89 % d’entre eux ont aussi voté en faveur d’un ralliement national, soit le fait de s’allier aux autres groupes syndicaux de la province.

« Lors de nos assemblées, nous avons entendu plusieurs témoignages d’enseignants et d’enseignantes qui indiquent vouloir changer de carrière si la situation ne change pas », mentionne Richard Bergevin, président du SEE.

« Si c’est le seul moyen qu’ils ont pour obtenir des changements significatifs, ils sont prêts à aller en grève au moment jugé opportun. »

Le syndicat affilié à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) souhaite notamment que Québec revoie la composition des classes et l’encadrement des services pour les élèves en difficulté ainsi que la liste de tâches des enseignants toujours à la hausse alors que la rémunération, elle, reste stable.

« L’idée de départ, c’est de mettre de la pression sur le gouvernement pour qu’enfin il se remette au travail à la table de négociation », rappelle M. Bergevin. Il précise que depuis le mois de mai 2020, « il ne s’est rien passé du côté patronal ».

Rappelons que les conventions collectives de travail du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2020.

« Dans le contexte actuel, avec la pandémie, nous avons rationalisé nos demandes pour nous en tenir à l’essentiel. Cependant, les négociateurs patronaux n’ont toujours pas de mandat pour faire avancer la négociation. Le constat? On a des gens devant nous qui nous disent toujours non. »

D’autres votes en faveur d’une grève

Réunis en assemblée générale mercredi dernier pour la même raison, les membres du Syndicat du personnel professionnel du Cégep de Sherbrooke (SPPCS) se sont aussi prononcés en faveur de la tenue d’une grève de cinq jours exercée au moment « jugé opportun ».

Les membres du Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Sherbrooke (CSQ) avaient quant à eux voté en faveur de la tenue d’une grève au mois de décembre 2020.

Même son de cloche pour les membres du Syndicat du personnel technique et administratif (SPTA-CSQ) du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke qui ont voté cette semaine à 74 % en faveur d’un mandat de grève.

Les syndicats affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont le mandat de tenir des votes de grève jusqu’à la fin du mois de janvier, conformément au mandat adopté dans le cadre de leur Conseil général des négociations.