Mercredi dernier, l’UdeS présentait un bilan de 36 cas déclarés sur ses trois campus (principal, de la santé et de Longueuil).
Mercredi dernier, l’UdeS présentait un bilan de 36 cas déclarés sur ses trois campus (principal, de la santé et de Longueuil).

Les enquêtes sur les étudiants positifs sont faites dans la région

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Les étudiants des deux universités sherbrookoises qui reçoivent un diagnostic positif à la COVID-19 sont comptabilisés dans les statistiques de l’Estrie s’ils demeurent principalement dans la région de l’Estrie durant leurs études.

Depuis le retour sur les campus à la fin août, la rumeur circule que les enquêtes épidémiologiques concernant les étudiants qui sont positifs à la COVID-19 sont menées par la direction de Santé publique de la région où ils ont conservé une adresse permanente, par exemple l’adresse de leurs parents à l’extérieur de la région de l’Estrie. Le bilan de cas confirmés en Estrie serait donc sous-estimé.

Mais c’est faux, confirme-t-on à la Santé publique de l’Estrie.

« L’équipe d’enquête de la direction de santé publique se base sur l’adresse de résidence principale de la personne pour faire son enquête et s’assurer que la personne est prise en charge par la bonne région. L’adresse de résidence principale signifie le lieu auquel la personne passe le plus de temps ou tout simplement le lieu qu’elle habite majoritairement dans le moment présent. »

« L’adresse de résidence principale (ou actuelle) est utilisée lors de la prise en charge la personne, même si cette dernière a une adresse permanente dans une autre région (par exemple : adresse permanente chez ses parents) », indique Marie-Ève Nadeau, conseillère en communication au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« L’enquêteur s’assure toujours de revalider l’adresse lors de l’enquête et confirme que l’adresse obtenue est bel et bien son lieu de résidence principale. La personne confirme également son adresse lorsqu’elle passe son test de dépistage, ce qui permet une première vérification avant l’appel de l’équipe d’enquête », ajoute Mme Nadeau.

Ensuite, il faut savoir que lorsqu’un étudiant a fréquenté une salle de cours pendant sa période de contagion, toutes les personnes considérées comme étant à risque de contamination sont contactées par téléphone ou par courriel par la Santé publique et reçoivent des consignes adaptées à leur situation.

Un grand campus

L’Université de Sherbrooke (UdeS) s’est engagée à dévoiler, tous les mercredis, combien de ses étudiants ont été déclarés positifs à la COVID-19 depuis le retour en classe de l’automne. Mercredi dernier, l’UdeS présentait un bilan de 36 cas déclarés sur ses trois campus (principal, de la santé et de Longueuil). Mais à la Santé publique, on ne signale aucune éclosion ou agrégat survenus à l’UdeS.

« L’Université de Sherbrooke est un grand milieu. Il peut y avoir des cas, mais pas d’éclosions ou d’agrégats », souligne-t-on au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Rappelons qu’une éclosion se définit par au moins deux cas confirmés, en moins de 14 jours, ne pouvant être expliqués par un lien en dehors du milieu. Par exemple, deux cas déclarés dans une même famille ne donnent pas lieu à une éclosion. Toutefois, deux étudiants déclarés positifs dans une même classe et ne partageant pas d’autres liens ensemble ni d’activités communes donneraient lieu à une éclosion. Une éclosion signifie donc que la Direction de santé publique a identifié une transmission de COVID-19 dans ce milieu.

« Le décompte fait par l’Université de Sherbrooke comprend toutes les personnes inscrites à l’université, et ce, pour tous les campus. Donc, ces personnes peuvent être inscrites à un programme à distance ou être au campus de Longueuil, par exemple. Elles ne sont donc pas nécessairement toutes comptabilisées dans le bilan de l’Estrie. Elles pourraient faire partie des bilans d’autres régions dans ces circonstances », nuance Mme Nadeau.

Fait intéressant à souligner : certaines personnes peuvent être comptabilisées dans plusieurs éclosions si les personnes en question ont fréquenté plusieurs milieux qui ont été déclarés en éclosion lors de leur période d’exposition au virus ou lors de leur période de contagiosité.