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La directrice de la protection de la jeunesse de l’Estrie, Johanne Fleurant, a tenu « à souligner que les enfants n’ont subi aucun abus durant leur courte présence dans ce milieu » où elles avaient été confiées.
La directrice de la protection de la jeunesse de l’Estrie, Johanne Fleurant, a tenu « à souligner que les enfants n’ont subi aucun abus durant leur courte présence dans ce milieu » où elles avaient été confiées.

Les enfants vont bien

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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« Les enfants concernés par cette situation vont bien », assure la directrice de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie, Johanne Fleurant.

« Ils ont été pris en charge par nos services et nous nous assurons de les protéger et de veiller à ce que leur sécurité et leur développement ne soient pas compromis, ce qui est le plus important pour nous, assure-t-elle dans un échange de courriels avec La Tribune. Nous tenons à souligner que les enfants n’ont subi aucun abus durant leur courte présence dans ce milieu. »

Rappelons que dans une décision rendue récemment par la chambre de la jeunesse, la juge Pascale Berardino blâme la Directrice de la protection de la jeunesse de l’Estrie.

Mme Fleurant rappelle que la DPJ n’attend pas la décision du Tribunal de la jeunesse pour déplacer un enfant lorsqu’il faut le faire rapidement. « Des mécanismes de contrôle et de suivi rigoureux sont en place pour les situations potentielles de lésion de droits, ce qui nous permet d’agir en amont. La situation à laquelle vous faites référence est connue de nos services et nous avons agi rapidement. Chaque situation de lésion de droit rapportée est malheureuse et demeure inacceptable », explique-t-elle, ajoutant que l’organisation est « naturellement préoccupée par chacune d’entre elles ». De plus, la DPJ doit tenter de déplacer un enfant placer dans une famille d’accueil de proximité pour diminuer l’impact du changement dans sa vie.

Lésion de droits

Mme Fleurant dit que la majorité de ces situations de lésion de droits sont le résultat d’une problématique dont l’organisation a conscience et sur laquelle elle travaille. Mais cela prend du temps, selon elle. « Au cours de la dernière année, plusieurs actions ont été déployées afin d’améliorer nos services en protection de la jeunesse. Pensons par exemple à la réorganisation du travail de l’équipe de réception et de traitement des signalements. Nous travaillons activement à réduire nos listes d’attente, situation intimement liée à la hausse des signalements au cours des dernières années. Des résultats d’amélioration de nos actions sont observables et le déploiement des prochaines actions se fait de manière continue. »

« Au CIUSSS de l’Estrie–CHUS, tous les secteurs d’activité doivent se soumettre à un processus de double vérification pour assurer la sécurité et la qualité des soins et des services. La protection de la jeunesse a ce même devoir. Depuis avril 2020, une liste de critères à respecter a également été élaborée en prévision de déplacer un enfant dans un milieu substitut, notamment celle de la double vérification de la personne chez qui cet enfant est placé », poursuit-elle, rappelant que la DPJ veut « travailler davantage en partenariat pour mieux accompagner et protéger chaque enfant de notre territoire ».