Luc Fortin

Les élus invités à appuyer la motion réclamant la libération de Raif Badawi

Les élus de l'Assemblée nationale à Québec ont été invités à appuyer la motion réclamant la libération du blogueur Raif Badawi, dont la famille habite Sherbrooke.
M Badawi est prisonnier en Arabie saoudite où on lui reproche d'avoir tenu des propos trop libéraux sur son bloque. Il a été condamné à 1000 coups de fouet et à dix ans de prison.
C'est le député de Sherbrooke, Luc Fortin, qui a présenté la motion mercredi matin au salon bleu.
Il a rappelé que «le Québec tout entier est mobilisé, depuis des semaines, afin que la peine inhumaine et inacceptable infligée à Raif Badawi, en Arabie saoudite, soit annulée», a-t-il déclaré.
«Si cette sentence imposée à M. Badawi nous a tous interpellés, chacun d'entre nous a également été touché droit au coeur par l'appel à l'aide de son épouse ainsi que par ses enfants qui rêvent, tous les jours, de revoir leur papa. Aujourd'hui, je tiens donc à leur réitérer tout mon soutien.»
La motion demande que Raif Badawi soit libéré, que ses droits soient respectés. «Je veux qu'il soit réuni avec sa famille chez nous, à Sherbrooke, où il sera accueilli à bras ouverts, où il sera un Québécois et un Sherbrookois à part entière. Pour ce faire, nous devons poursuivre la mobilisation. L'Assemblée nationale doit parler d'une voix forte et unie», a-t-il ajouté.
«C'est pourquoi j'invite tous les collègues parlementaires à appuyer la motion. Aujourd'hui, je suis Raif, soyons tous Raif.»
La conjointe de M Badawi Ensaf Haidar était présente à Québec pour l'occasion. Elle a pu rencontrer entre autres le premier ministre Philippe Couillard et les chefs des oppositions à l'Assemblée nationale.
Prince Charles intervient
Le prince Charles a évoqué le cas de Raif Badawi lors d'un entretien privé avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, mardi à Riyad, selon ce qu'ont rapporté plusieurs médias britanniques. La teneur exacte de leurs échanges n'a pas été rendue publique, mais une source citée par le quotidien The Guardian a indiqué que la réaction du monarque «n'avait pas été inamicale».
Le prince Charles, qui effectue une tournée de six jours au Moyen-Orient, serait très respecté par la famille royale saoudienne, ce qui lui permettrait d'aborder des questions délicates sans la froisser.
Rappelons que la cause du blogueur saoudien Raïf Badawi a été transférée au tribunal pénal la semaine dernière, mais les implications de ce renvoi demeurent totalement inconnues.
Raïf Badawi a reçu le 9 janvier les 50 premiers coups de fouet de sa sentence qui en totalise 1000. Il en a été exempté les trois vendredis suivants.
 - Avec La Presse et La Presse Canadienne