La CSRS a renouvelé la Chaire sur l'engagement, l'intégration, la persévérance et la réussite des élèves. Elle s'intéressera plus particulièrement aux élèves du primaire.

Les élèves du primaire sous la loupe

Les élèves du primaire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) se retrouveront sous la loupe des chercheurs afin de favoriser la réussite scolaire. Il s'agit de l'un des nouveaux chantiers de la Chaire de recherche sur la persévérance et la réussite des élèves de la CSRS. Celle-ci a renouvelé la chaire pour un troisième mandat de cinq ans, mardi, en collaboration avec l'Université de Sherbrooke.
« On veut avoir des projets pilotes dans les écoles primaires pour cibler et donner du suivi aux élèves à risque », note la titulaire, la professeure Anne Lessard de l'Université de Sherbrooke.
L'instance s'appelle maintenant la Chaire sur l'engagement, l'intégration, la persévérance et la réussite des élèves et conserve à sa barre Mme Lessard.
Les travaux porteront notamment sur les élèves résidant dans le quartier 3 de la CSRS, dans le secteur du Mont-Bellevue.
Les chercheurs veulent aussi se pencher sur l'apport des relations extérieures, par exemple avec le communautaire.
« On continue à travailler sur les pratiques des enseignants qui suscitent l'engagement de façon générale. Mais on veut regarder aussi dans les classes plus précisément où il y a des élèves en difficulté qui sont intégrés, et il y a aussi la notion d'intégration issue de l'immigration. »
« L'aspect le plus central, c'est d'inclure les acteurs non scolaires dans les initiatives de prévention du décrochage scolaire », commente Mme Lessard.
« On veut voir quel est l'arrimage de toutes les forces vives qui peuvent contribuer à l'intégration, à la réussite des élèves. On veut travailler avec les organismes communautaires et l'arrimage du travail interprofessionnel entre les enseignants et les acteurs du milieu. »
Les chercheurs s'intéressent aussi de plus près au programme Accès 5, qui vise à garder les jeunes sur les bancs d'école en suscitant leur intérêt par le déploiement de diverses activités. Le programme, qui regroupe des jeunes à haut risque de décrochage, connaît de belles retombées.
Quelque 27 des 35 participants de la première cohorte vont graduer en juin, après cinq ans. De ceux qui restent, environ sept d'entre eux demeurent sur les bancs d'école même s'ils n'obtiendront pas leur diplôme cette année.
« Le taux de réussite est très élevé. Ce sont des élèves à haut risque », note la chercheuse.
Accès 5, qui s'adresse à des jeunes de certains secteurs de l'Est provenant de milieux défavorisés et qui leur offre un suivi personnalisé, parvient à changer l'école ou à y contribuer afin de faire en sorte que les jeunes aient envie d'y aller et y vivent des réussites, fait-elle valoir.
« Ce modèle-là, il y a définitivement des leçons à en tirer. » Cette initiative est chapeautée par la CSRS et la Maison Jeunes-Est.
Accès 5 compte plusieurs partenaires financiers privés, de sorte qu'il serait difficile de démarrer exactement le même programme, observe la chercheuse.
Le président de la CSRS, Gilles Normand, note que l'organisation investira 100 000 $ par année pendant cinq ans pour le renouvellement de la chaire.
Celle-ci a été lancée en 2007.