Les drapeaux en berne contre la violence faite aux femmes

La Ville de Sherbrooke mettra les drapeaux de l’hôtel de ville en berne le mercredi 6 décembre pour souligner la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. La suggestion vient du conseiller Pierre Avard, qui en avait formulé le souhait lundi au conseil municipal. La Ville a confirmé mardi qu’elle accédait à sa demande.

Au début de la période des messages, c’est Chantal L’Espérance qui a souligné la première l’importance de cette journée nationale. « Il y a 28 ans, le 6 décembre 1989, 14 femmes perdaient la vie à l’école Polytechnique. Normalement, on porte un petit ruban blanc. Avec le changement de conseil, on ne savait pas trop où étaient les petits rubans, mais les autres années, nous l’avons porté. Il faut se rappeler toujours de ce qui s’est passé pour vivre dans un monde où les hommes et les femmes peuvent cohabiter sans violence. »
La journée anniversaire de la tragédie de Polytechnique permet maintenant de souligner annuellement la lettre contre la violence faite aux femmes. Pierre Avard souhaitait aller plus loin que le port du ruban blanc.
« Dans mon ancienne vie, j’ai toujours eu le devoir de souligner le 6 décembre. Nous avons organisé pendant plusieurs années la marche à la bougie de la Mèche verte. Les profits étaient remis au CALACS de l’Estrie. J’écoutais Mme L’Espérance, qui rappelait qu’on portait un ruban blanc. Moi je pense qu’on devrait faire plus que ça. Pour moi, la Ville devrait mettre les drapeaux en berne pour souligner cette journée-là. Les panneaux de la Ville devraient aussi rappeler que le 6 décembre est la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Surtout avec ce qu’on a entendu dans les dernières semaines. Il y a lieu que la Ville se positionne par rapport à la violence qui est faite aux femmes. »
Les panneaux électroniques de la Ville diffuseront donc un message commémoratif également.

Pierre Avard