Les chargés de cours de l’UdeS ont déclenché une grève générale illimitée lundi matin.
Les chargés de cours de l’UdeS ont déclenché une grève générale illimitée lundi matin.

Les discussions reprennent entre l’UdeS et ses chargés de cours

Les discussions ont repris entre l’Université de Sherbrooke et ses chargés de cours, mercredi, en présence du conciliateur.

Les 2550 chargés de cours de l’UdeS sont en grève générale illimitée depuis lundi matin, après un blitz de négociations le week-end dernier avec la partie patronale. Environ 1100 cours sont annulés, ces employés offrant environ la moitié des cours à l’UdeS, principalement au premier cycle. Le Syndicat des chargées et des chargés de cours (SCCCUS) évalue que 75 % des cours du premier cycle sont offerts par ses membres.

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Le campus de Longueuil est particulièrement touché; on y dénombre 800 membres.

Selon le président du SCCCUS, Vincent Beaucher, l’instance syndicale a contacté le conciliateur mardi lors d’une rencontre du comité de négociation.

« On travaille en comité restreint pour dénouer l’impasse sur le centre Laurent-Beaudoin », note M. Beaucher, en soulignant que les parties doivent aussi travailler sur des aspects normatifs et financiers. Ce centre emploie des membres de l’instance syndicale, mais la convention collective ne s’applique pas. Les deux parties fonctionnaient de cette façon depuis plusieurs années.

Les points de vue de l’UdeS et le SCCCUS diffèrent sur ce centre situé au campus de Longueuil et il constitue le principal point d’achoppement dans le dossier, en plus de l’aspect salarial.

La convention collective du SCCCUS est échue depuis le 31 mars 2018. Les parties syndicale et patronale ont négocié quatre jours pendant la semaine de relâche, en plus de mener un blitz de négociation ce week-end. Le débrayage a été déclenché tôt lundi matin. Un conciliateur a été nommé au dossier en janvier.

Le SCCCUS réclame des augmentations de 5,5 % entre le 1er avril 2018 et le 31 mars 2022, attachées à la Politique salariale gouvernementale (PSG).

Il demande aussi « un rattrapage tournant autour de 8 % pour rester dans la moyenne salariale des chargés de cours des autres universités québécoises ». Le rattrapage est modulé de façon à privilégier davantage les premiers échelons.

L’instance syndicale vise aussi un rattrapage avec ses collègues professeurs d’enseignement clinique en sciences infirmières.