La communauté est notamment à l’origine de la fondation de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Sherbrooke.

Les deux dernières Sœurs grises quittent la région

Présentes en Estrie depuis 1875, les sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe quittent la région.

La communauté, aussi connue sous le nom des Sœurs grises, n’aura plus de représentantes à Sherbrooke avec le départ de Sr Gilberte Desrosiers et de Sr Pauline Bélanger, annonce l’archevêché.

Les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe laissent un legs important à Sherbrooke, mentionne-t-on. Cette communauté est notamment à l’origine de l’hôpital d’Youville, autrefois appelé l’hospice du Sacré-Cœur, ainsi que de la fondation de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Sr Pauline Bélanger, infirmière bachelière, a œuvré durant près de 25 ans à d’Youville, après avoir travaillé à titre d’infirmière dans le nord du Manitoba dans une communauté autochtone. Elle a notamment contribué à fonder le département de réadaptation de cet hôpital.

Quant à sa complice, Sr Gilberte Desrosiers, celle-ci a mis son talent de cuisinière au service des cuisines collectives de Sherbrooke durant 25 ans et sa disponibilité au service de JEVI.  Attirée par le travail missionnaire, cette dernière a également œuvré auprès d’une communauté autochtone dans le nord du Manitoba durant 25 ans avant d’arriver à Sherbrooke.

La communauté des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe a été fondée par Marguerite d’Youville en 1840. Au cours des années 1950, plus d’une centaine de religieuses de cette communauté œuvraient à Sherbrooke, informe un communiqué de presse.

Les Soeurs grises de Montréal, communauté fondée par Marguerite d’Youville en 1737, se sont établies à Saint-Hyacinthe en 1840 et sont arrivées à Sherbrooke en 1875.

Le nom de « sœurs grises », qui fait allusion à un état d’ivresse, était donné aux religieuses de l’époque par mépris. Celles-ci étaient associées au trafic d’eau-de-vie qu’avait effectué le mari décédé de Marguerite d’Youville. Devant cette accusation injuste, cette dernière avait choisi ce nom en signe d’humilité.

Les Sœurs grises étaient vouées au service des pauvres. Au Québec, dans l’Ouest canadien et aux États-Unis, elles ont notamment contribué à la fondation de nombreux hospices et hôpitaux.