Le directeur général adjoint chez Récupex, Danny Roy, se réjouit de la popularité de l’événement année après année. Jonathan Beaudoin, gérant et formateur à la boutique T.A.F.I., lui, affirme que l’événement L’Estrie met ses culottes est très important pour l’organisme.

Les culottes sont mises en Estrie

Les Estriens ont mis leurs culottes, samedi, et sont allés porter les vêtements dont ils ne se servent plus à l’organisme Récupex. Les gens de la région ont été particulièrement généreux, puisque Récupex a pu ramasser environ 12 tonnes de vêtements à l’occasion de la 23e édition de L’Estrie met ses culottes.

Le directeur général adjoint chez Récupex, Danny Roy, se réjouit de la popularité de l’événement année après année. « C’est une très bonne année. Environ 450 personnes sont venues nous donner leurs vêtements. Les gens ont vraiment fait leur ménage de printemps », dit-il, rappelant que les Sherbrookois peuvent « mettre leurs culottes » tout au long de l’année dans les bacs Récupex répartis un peu partout en ville et dans les comptoirs familiaux. 

« Honnêtement, les gens sont très généreux : ils nous donnent les vêtements qu’ils ne portent plus, poursuit M. Roy. Ce qu’on veut, c’est que ce soit des vêtements qui soient remis en circulation, réutilisés. On est très chanceux, les gens sont très généreux dans cette récolte de vêtements. »

Que font-ils avec tous ces vêtements ? « On va les trier et récupérer tout ce qui est cuir, fourrure et suède. On va faire de la transformation et produire des sacs, des pantoufles et d’autres accessoires. On va aussi prendre des vêtements qu’on va vendre à la boutique de la rue Wellington. On vend ça en vrac et on détourne ça des sites d’enfouissement », explique-t-il. 

Insertion

Jonathan Beaudoin, gérant et formateur à la boutique T.A.F.I., affirme que l’événement L’Estrie met ses culottes est très important pour l’organisme. « C’est ce qui nous permet de poursuivre notre mission d’insertion. On est capable de créer des confections créées chez nous ou encore de garnir notre section de La Défripe, une friperie haut de gamme », indique-t-il. 

Le volet insertion est crucial dans la mission de la boutique. « Le but, c’est d’amener les gens sur le marché de l’emploi. On sait qu’actuellement, il y a une pénurie de main-d’œuvre. C’est l’occasion pour nous de faire valoir les gens issus de l’immigration. On reçoit beaucoup de gens issus de l’immigration et souvent, c’est leur première expérience au Canada. Les employeurs sont plus réticents à les engager, mais on est souvent capable de les intégrer dans un emploi. Ce sont de belles réussites », affirme-t-il, ajoutant que la clientèle aussi est composée principalement d’immigrants.