Alain Rayes, député sortant et candidat du Parti conservateur dans Richmond-Arthabaska, considère l’Estrie comme une région importante pour les prochaines élections.

Les conservateurs espèrent ravir Sherbrooke et Compton-Stanstead

Le Parti conservateur du Canada espère faire des gains en Estrie, a confié le député conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, qui était de passage jeudi à Sherbrooke, Valcourt et Granby, dans le cadre de sa tournée préélectorale.

« Sherbrooke est un pôle important, sur les plans médiatique, universitaire, économique... On pense que les gens de Sherbrooke mériteraient d’avoir une voix forte à l’intérieur d’un gouvernement conservateur. Donc on met le double d’énergie pour supporter Dany Sévigny [à Sherbrooke] et Jessy McNeil [à Compton-Stanstead] », a fait savoir M. Rayes en entrevue à La Tribune.

Pour lui, la ville est prête à se sortir de « l’opposition éternelle, avec le Bloc et le NPD ». Il affirme aussi avoir senti une insatisfaction sur le terrain, notamment en ce qui concerne les dossiers de l’aéroport ou encore des fonds d’investissement de Sherbrooke Innopole. Il a d’ailleurs profité de son passage à Sherbrooke pour visiter cet organisme.

« C’est une organisation qui est très proactive, qui supporte les entreprises et qui est performante dans son action. Elle joue un rôle clé au niveau économique et travaille très fort pour mettre en place un fonds régional, pas juste pour Sherbrooke, mais pour l’ensemble de l’Estrie, et ça m’a beaucoup interpellé de voir la difficulté qu’ils ont eue [à aller chercher du financement du gouvernement, contrairement aux grandes villes qui y ont accès plus facilement]. Cette demande, à mes yeux, était tout à fait légitime », a soutenu le député.

Aide aux médias

M. Rayes s’est aussi dit inquiet pour les médias, qui sont selon lui essentiels : « On a besoin, dans notre démocratie, de ces médias reconnus pour s’assurer que les citoyens et citoyennes soient bien informés, qu’il y ait un contrepoids face aux politiciens et que la population ait accès à toute l’information pour se faire une tête. »

Même s’il n’a pas voulu formuler de promesses précises en ce sens — car elles viendront en septembre, assure-t-il —, il a néanmoins laissé entendre que le Parti cherche des pistes de solutions du côté de la récupération des revenus publicitaires.

« Comme tout le monde, on en fait le constat : c’est une crise majeure. On parle de crise des médias, mais c’est surtout une crise des sommes publicitaires [qui sont trop investies ailleurs]. Le grand problème qu’on a avec le GAFA (Google, Facebook, etc.), c’est qu’ils ne créent pas de contenu, ils partagent le contenu créé justement pas les médias conventionnels, qui ne reçoivent aucun somme par la suite. Donc on pense que là, il y a quelque chose qui devrait être travaillé pour trouver des pistes de solution et pas juste mettre un plaster sur la problématique. »