Yves Gilbert

Les commissions scolaires ont espoir de sauver leurs organisations

SHERBROOKE — Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), Yves Gilbert, a toujours espoir de faire changer d’idée le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a réitéré sa volonté de faire disparaître les commissions scolaires jeudi lors d’un d’un point de presse.

M. Roberge a assuré que les commissions scolaires seront remplacées par des centres de services. Du même coup, les élections scolaires qui devaient avoir lieu cet automne et qui avaient été reportées à 2020, n’auront pas lieu, selon le nouveau ministre.

« Il va s’asseoir avec ses fonctionnaires et ses sous-ministres pour évaluer l’ensemble de ses dossiers. Il va trouver qu’il y en a beaucoup. On va demander une rencontre avec le ministre pour lui démontrer la pertinence des commissions scolaires. On a les mêmes préoccupations et les mêmes priorités que lui », note M. Gilbert en citant notamment la réussite des élèves. « Les commissions scolaires ne sont pas mortes », lance-t-il en ajoutant que l’on a maintes fois annoncé la disparition de ces organisations au cours des dernières années. Cet engagement avait d’abord été pris par l’Action démocratique du Québec (ADQ), l’ancêtre de la Coalition avenir Québec (CAQ). Yves Gilbert s’est exprimé au nom des quatre commissions scolaires de l’Estrie, soit les CSHC, de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et Eastern Townships (CSET).

Il rappelle que les commissions scolaires, actuellement, sont à dévoiler leur Plan d’engagement vers la réussite (PEVR), des plans qui prévoient différentes cibles à atteindre en matière de réussite des élèves et de diplomation, entre autres. « J’espère qu’on va donner aux commissions scolaires les moyens de mettre ça de l’avant », commente M. Gilbert, qui a commencé par souhaiter la bienvenue au nouveau ministre.

Il rappelle que la fonction de ces organisations et des élus scolaires est notamment de s’assurer d’une juste distribution des ressources. « Les élus scolaires ont un travail administratif et politique. Je ne vois pas quelle est la valeur ajoutée d’éliminer les alliés du ministère de l’Éducation. »

Quant au faible taux de participation scolaire qui revient continuellement sur le tapis, M. Gilbert estime qu’il faut tenter d’améliorer la démocratie. Le taux de participation était de près de 5 % pour l’ensemble du Québec lors du dernier scrutin. Il rappelle notamment la proposition qui avait été faite d’organiser les élections scolaires en même temps que les élections municipales. Il indique du même coup que seulement 35 000 $ avaient été alloués pour organiser les dernières élections scolaires.