Le collectionneur Bruce Morrison possède 150 articles de collection autographiés par Jean Béliveau.

Les collectionneurs en visite à Sherbrooke

Les collectionneurs de cartes et d’articles sportifs étaient de passage à Sherbrooke, dimanche. À leurs tables aux Galeries Quatre-Saisons, les passionnés ont échangé, acheté et vendu de nombreux objets de collections. Le doyen de l’endroit, Bruce Morrison, en a vu des échanges. Collectionnant des articles sportifs depuis plus de 60 ans, l’homme de 71 ans a pu rencontrer de grandes légendes grâce à sa passion.

« Je collectionne depuis que j’ai sept ans. Au début, je collectionnais les cartes qui étaient vendues au dépanneur. Un peu plus tard, je me suis spécialisé dans les cartes des Canadiens, surtout celles de Jean Béliveau. J’avais une très belle collection. Après tout un processus, j’ai pu appeler M. Béliveau et j’ai pu aller chez lui. C’est quelque chose que tu n’oublies jamais, c’était merveilleux », se remémore celui qui a commencé à vendre ses articles en 1982.

« J’ai commencé à acheter pour vendre lorsque Mario Lemieux est arrivé avec sa carte recrue, se rappelle le Sherbrookois. Elle valait 20 $ chez les marchands. J’avais passé une annonce dans le journal, car je les achetais 30 $. J’ai réussi à accumuler environ 50 cartes recrues de Mario Lemieux. J’ai revendu ces cartes 400 ou 450 $ chaque », affirme-t-il.

Le jeu a changé

Tout comme le hockey, le métier de collectionneur a changé avec les années. « Le tournant s’est fait quand Éric Lindros est arrivé en 1990. Ils ont inondé le marché avec sa carte. Les gens achetaient des cartes, mais elles perdaient de la valeur immédiatement. C’est là que Upper Deck a décidé de faire des cartes spéciales signées ou avec un bout de chandail des joueurs. J’aime le tournant que ça a pris », confirme M. Morrison.

Quel est le morceau préféré de sa collection ? « J’aime mon bâton et mon chandail qui sont signés par Jean Béliveau. J’ai 150 articles autographiés par cette légende. À l’époque, les joueurs signaient bien. Ils devaient rencontrer le public. Aujourd’hui, les joueurs ne font qu’une ligne sur l’objet à autographier », analyse le collectionneur.

La clé du succès est d’aimer ce que l’on collectionne, toujours selon M. Morrison. « Je fais ça pour le plaisir, pas pour l’argent. Avec les années, j’ai rencontré beaucoup de monde. J’ai des amis un petit peu partout. C’est plaisant. »

Selon le promoteur de l’événement, Yves Godet, la relève est recherchée dans le domaine de la collection. 

« On a quelques jeunes qui viennent pour acheter des cartes. Par contre, au niveau des collectionneurs sportifs, il y a moins de relève. Ils sont plus intéressés par d’autres choses, comme les jeux vidéo », constate-t-il.

Le prochain événement de la Tournée des collectionneurs aura lieu à Drummondville, le 4 mars prochain.