Les normes de services permettent de bâtir le réseau. On parle de fréquence, de ponctualité, de distance de marche entre les arrêts et de la couverture du territoire.
Les normes de services permettent de bâtir le réseau. On parle de fréquence, de ponctualité, de distance de marche entre les arrêts et de la couverture du territoire.

Les citoyens repenseront le transport en commun

La Société de transports de Sherbrooke consultera la population pour revoir ses normes de services, qui n’avaient pas été révisées depuis plus de dix ans. Un exercice concret qui aura lieu le 25 mars au Théâtre Granada permettra à la population de comprendre les choix que doivent prendre les décideurs selon les ressources disponibles.

Les normes de services permettent de bâtir le réseau. On parle de fréquence, de ponctualité, de distance de marche entre les arrêts et de la couverture du territoire, explique le directeur du marketing, qualité de services et partenariats à la STS, Louis-André Neault. 

« C’est une consultation qui sort du commun : les gens seront d’abord invités à décrire le réseau qu’ils veulent, indique-t-il. Après, il y aura des ateliers participatifs. Les gens, en petits groupes de sept ou huit par table, vont avoir à prendre des décisions comme s’ils étaient des responsables de la planification de la société de transport. Ils auront la carte du réseau et devront suggérer un certain nombre d’éléments. »

Dans l’exercice participatif, les citoyens devront composer avec les ressources de la STS. « On verra ce qu’ils souhaiteraient faire avec ces ressources pour établir le réseau à Sherbrooke. Chaque table aura une carte de la Ville avec différents éléments qu’on veut valider. Ça va permettre aux gens de constater que ce n’est pas simple de mettre en place un réseau », mentionne M. Neault, ajoutant qu’« il faut parfois faire des choix ».

« Tout ça s’inscrit dans une démarche plus globale qui va nous permettre d’apporter des ajustements sur l’ensemble du réseau dans les prochaines années », précise-t-il, ajoutant que le pouls de la clientèle est très important, mais que toute la population est invitée à l’événement.

En plus d’une dizaine d’années, Sherbrooke a changé. Ses citoyens aussi. « Le territoire évolue avec les années, analyse le directeur marketing. Des développements se créent à certains endroits. Des concentrations en matière d’entreprises et de logements se créent. Il faut que le transport en commun s’adresse à ces gens. »

« Le principal élément qui produit des gaz à effets de serre, c’est le transport. Si on peut amener des gens à délaisser la voiture solo pour le transport en commun, ce sera bénéfique pour la communauté sherbrookoise »

Plus d’achalandage

Pour le conseiller municipal et président de la STS, Marc Denault, le but ultime de l’exercice est d’aller chercher un achalandage encore plus grand. « On veut satisfaire le plus de personnes. On a été précurseurs dans plusieurs projets, comme la passe universelle et la tarification plus flexible pour les personnes à faible revenu », rappelle-t-il.

L’organisation n’a pas chômé même si certains points n’avaient pas été revus depuis plusieurs années, assure le conseiller du district du Golf. « On a eu beaucoup de projets, comme le réaménagement du centre-ville, de l’Université et du Carrefour de l’Estrie. Lorsqu’on va en consultation publique, on nous demande du service additionnel. » 

« Maintenant, on espère que le gouvernement du Québec soit au rendez-vous, enchaîne-t-il. Je pense que la Ville de Sherbrooke fera les efforts pour s’assurer d’aller chercher pleinement les financements disponibles du gouvernement pour les opérations. »