La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentale du Canada a souligné vendredi le lancement des consultations publiques pour la révision des normes biologiques canadiennes. Marie-Michèle LeMoine, secrétaire du conseil d’administration de l’Association pour le commerce des produits biologiques, Tia Loftsgard, directrice générale de l’Association pour le commerce des produits biologiques, Nicole Boudreau, directrice générale de la Fédération biologique du Canada, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada et Marcel Groleau, président de la Table de développement de la production biologique de l’UPA et président de l’UPA.

Les citoyens invités à donner leur opinion à propos de la norme biologique du Canada

Après avoir fait l’objet de chauds débats lors de consultations auprès de l’industrie, la révision de la norme biologique du Canada sera officiellement soumise aux critiques des citoyens et producteurs, qui sont invités à s’exprimer sur la question pour une période de 90 jours.

Ces consultations publiques s’inscrivent dans le processus d’actualisation de la norme biologique du Canada, le texte auquel doivent se référer les producteurs dans le cadre de production et de vente de produits biologique, qui doit être fait tous les cinq ans. 

« On rallie les groupes de travail et on étudie la norme clause par clause, à propos de tous les types de productions, que ce soit le miel, le porc, les lapins, les grandes cultures de blé, etc. Ensuite, on propose des recommandations pour l’améliorer ou pour intégrer de nouvelles pratiques que la recherche pourrait avoir dévoilé » indique Nicole Boudreau, directrice générale de la Fédération biologique du Canada, l’organisme chargé de soumettre ces propositions à l’Office des normes générales du Canada (ONGC). 

Une fois la population entendue, l’adoption de chacun des changements proposés sera mise entre les mains d’un comité technique au sein de l’ONGC, composé d’experts de l’industrie, du gouvernement et d’autres associations du secteur. 

Parmi ces changements, Mme Boudreau mentionne qu’il a été proposé que, d’ici 2030, aucune vache laitière ne puisse être élevée en stalle entravée. « Il y a aussi eu des discussions très enflammées par exemple sur l’apport d’éclairage artificiel dans la culture en serre. On sait que les hivers sont longs et qu’il fait noir longtemps, alors on se demande quelles sont les proportions qu’on pourrait accepter en ce moment. Il y a des gens qui achètent des usines et qui développent des cultures à l’intérieur. Ce ne sont pas des serres et ce sont des plantes strictement produites avec de l’éclairage artificiel. Est-ce qu’on pourrait les considérer comme biologiques? » 

Augmenter les exportations

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentale du Canada et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a souligné le lancement de ces consultations publiques vendredi en plus d’annoncer une contribution de 992 131 $ à l’Association pour le commerce biologique du Canada. Cette somme est destinée à financer des kiosques dans les foires internationales, à faciliter l’accueil des missions commerciales de l’étranger et à fournir l’aide nécessaire à l’établissement d’ententes sur l’équivalence des produits biologiques avec les partenaires commerciaux du pays.  

« Les normes canadiennes biologiques sont la pierre angulaire de l’industrie, soutient la ministre Bibeau. Elles établissent le cahier des charges qui permet d’assurer que les producteurs et que ceux qui font la transformation répondent aux demandes des consommateurs. Elles contribuent à supporter et à assurer la confiance en nos produits biologiques et ainsi à faire augmenter les exportations canadiennes qui dépassent déjà le demi-milliard de dollars. »