Mardi, alors que les Chevaliers de Colomb de Saint-Élie d’Orford tenaient leur premier réveillon du nouvel an, ceux-ci soulignaient également leur association à une nouvelle cause, celle de la famille Batalla-Charris. Complètement à droite, dans la rangée de devant : Audrey Pinsonneaut Grenier et Marc Nadeau, des amis de la famille, et Pierre Côté, grand chevalier du conseil.
Mardi, alors que les Chevaliers de Colomb de Saint-Élie d’Orford tenaient leur premier réveillon du nouvel an, ceux-ci soulignaient également leur association à une nouvelle cause, celle de la famille Batalla-Charris. Complètement à droite, dans la rangée de devant : Audrey Pinsonneaut Grenier et Marc Nadeau, des amis de la famille, et Pierre Côté, grand chevalier du conseil.

Les Chevaliers de Colomb de Saint-Élie s’associent à la famille Batalla-Charris

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Les Chevaliers de Colomb de Saint-Élie-d’Orford ont décidé de faire une différence dans la cause des Batalla-Charris, cette famille d’origine colombienne qui a été expulsée du pays le mois dernier après cinq années d’intégration à Sherbrooke. Le conseil 8053, qui recueillera désormais les dons dirigés à la famille en échange de reçus officiels, compte se mobiliser dès les premiers jours de 2020 pour amasser des fonds.

« Ça me touche beaucoup, explique Pierre Côté, grand chevalier du conseil. Ce sont des Sherbrookois qui ont été déportés. Non, ils ne sont pas de nationalité canadienne, mais ça, on s’en fout. [...] Notre mission est d’aider les gens dans le besoin. C’est certain que c’est un mouvement catholique, mais que les gens dans le besoin soient musulmans, catholiques ou bouddhistes, ça n’a aucune importance. L’aide humaine, c’est notre première mission, et la charité fait partie de nos grands principes. » 

Approchés il y a deux semaines par Marc Nadeau, un ami de la famille Batalla-Charris, M. Côté et ses confrères des Chevaliers de Colomb de Saint-Élie-d’Orford ont rapidement senti le besoin de venir en aide à Normando Charris et Carolina Batalla ainsi qu’à leurs trois enfants, dont le plus jeune est né au Québec. Ils étudieront dans les prochains jours le meilleur moyen de récolter des dons pour la famille, qui vit actuellement à dix personnes dans un 4 et demi avec des proches en Espagne. 

« Peut-être que ce sera un souper spaghetti, peut-être que ce sera autre chose. M. Nadeau demeure le chef d’orchestre de tout ça, et nous, on va suivre ses directives », partageait mardi M. Côté, alors qu’il était en plein préparatifs du premier réveillon du Nouvel An qu’organisait le conseil. 

L’objectif serait d’amasser 15 000 $, précise Marc Nadeau, qui rappelle que la déportation aurait coûté presque la moitié de cette somme à la famille. « On ne veut pas qu’ils restent avec cette hypothèque-là sur les bras. On ne peut pas faire de différence en ce qui concerne leur dossier administratif, mais au moins, on peut envoyer quelque chose pour leur faciliter la vie », indique-t-il, rappelant que M. Charris et Mme Batalla n’ont toujours pas d’emploi en Espagne et qu’ils n’auront pas droit à l’aide sociale gouvernementale du pays avant un an.  

« On est très réalistes, on sait qu’on ne pourra pas amasser ça en un claquement de doigts, mais beaucoup de gens ont dit vouloir aider la famille, ajoute M. Nadeau. Maintenant, ce sera déjà plus facile s’ils peuvent recevoir un reçu pour leurs impôts. On est très heureux que les Chevaliers de Colomb décident de nous aider, ça envoie un signal fort ; les gens de Sherbrooke veulent ramener la famille dans leur ville. »

La famille Batalla-Charris