Vincent Beaucher et une vingtaine de chargés de cours ont fait une première action de visibilité, le 6 janvier, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.
Vincent Beaucher et une vingtaine de chargés de cours ont fait une première action de visibilité, le 6 janvier, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Les chargés de cours de l'UdeS se donnent un mandat de grève

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Sans contrat de travail depuis mars 2018, les chargés de cours de l’Unviersité de Sherbrooke ont voté favorablement un mandat de grève permettant au syndicat de la déclencher au moment jugé opportun. Le but du syndicat est d’en arriver à une entente avec l’employeur cet hiver.

La décision a été votée en fin de journée, mercredi. 91 % des membres présents ont voté pour le mandat. 

« Dans un premier temps, le mandat qu’on a de nos membres, c’est de faire des moyens de visibilité et de pression pouvant aller jusqu’à la grève, précise le président du Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS) Vincent Beaucher. Mais c’est en dernier recours. Personne ne veut aller en grève demain matin. » 

« On va commencer par aller en conciliation, on va voir comment ça se passe à la table de médiation, enchaîne-t-il. Si on voit que ça n’avance pas, on veut faire débloquer les négos, ça pourrait résulter en une grève selon différentes modalités. » 

Les négociations devaient commencer le 22 janvier, mais seront retardées d’au moins une semaine. « Mercredi dernier, on a reçu un message comme quoi le médiateur changeait. On attend une confirmation pour le 29 janvier et il y aura d’autres rencontres au début du mois de février », prévoit M. Beaucher, qui enseigne en éducation à l’Université de Sherbrooke. 

« Dans son message vidéo, le recteur disait être confiant et très ouvert, poursuit Vincent Beaucher. Il veut être de bonne foi et que tout avance rondement. On est du même avis, mais on attend de voir si le mandat des représentants de l’Université va faire en sorte que les choses vont avancer aussi vite qu’il le dit. On ne veut pas que le scénario de notre dernière négociation se répète. Il faut savoir que ç’a pris quatre ans avant qu’on en arrive à un résultat final. Ça fait déjà deux ans qu’on est sans contrat de travail. On veut que ça se règle cet hiver », dit-il, rappelant que l’équipe de direction a changé depuis les dernières négociations. Cependant, certaines personnes des ressources humaines reviennent à la table de négociation. 

Salaire

Rappelons qu’en terme de salaires, le syndicat demande un rattrapage pour être au même niveau que la moyenne des autres universités québécoises. « Idéalement, il faudrait aussi augmenter le salaire du premier échelon, car la très grande majorité de nos membres sont au premier échelon. Pour le reste, on s’accote sur les augmentations gouvernementales de l’IPC. On ne veut pas perdre de pouvoir d’achat », dit celui qui représente entre 2500 et 2600 membres.