Des membres du Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS), qui représente environ 2600 membres, ont tenu une action de visibilité, lundi matin : ils estiment que le dossier n’avance pas assez vite.
Des membres du Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS), qui représente environ 2600 membres, ont tenu une action de visibilité, lundi matin : ils estiment que le dossier n’avance pas assez vite.

Les chargés de cours de l’UdeS s’affichent

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Les chargés de cours de l’Université de Sherbrooke ont tenu une première action de visibilité, lundi matin, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Une vingtaine de membres ont manifesté en bordure du Centre sportif, alors que les cours reprenaient à l’UdeS. Une première rencontre de conciliation doit avoir lieu d’ici la mi-janvier.

Le Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS), qui représente environ 2600 membres, a déposé une demande de conciliation juste avant les Fêtes. Une rencontre pourrait avoir lieu la semaine prochaine ou la semaine suivante, selon le président du SCCCUS, Vincent Beaucher. 

La convention collective de l’instance syndicale est échue depuis le 31 mars 2018. Le SCCCUS a fait le dépôt de ses demandes syndicales en juin 2018 et estime que le dossier n’avance pas assez vite. « On voulait faire un comité d’accueil pour bien commencer la session auprès de la communauté universitaire. On veut faire savoir qu’on est en négociation actuellement et qu’on veut régler à la session d’hiver. » 

Le SCCCUS veut notamment augmenter la reconnaissance des chargés de cours au sein de l’institution et travailler à la valorisation de cette profession, en plus d’assurer une meilleure stabilité à ses membres.

« En termes de salaire, on vise un certain rattrapage par rapport à la moyenne provinciale des chargés de cours », note Vincent Beaucher. 

Au chapitre salarial, le SCCCUS réclame « entre 1 ou 2 % » ou la politique salariale gouvernementale (PSG) si celle-ci est meilleure jusqu’en 2022, et de façon rétroactive au 1er avril 2018.

Julie Dionne

Le SCCUS veut notamment travailler sur la rémunération des premiers échelons; environ 2000 des 2600 membres se retrouvent au premier échelon. 

La demande de conciliation avait été accueillie positivement par la direction de l’UdeS. 

La présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS), Julie Dionne, était venue appuyer ses collègues de l’UdeS. Les professeurs de l’institution collégiale entament aussi des négociations, mais celles-ci se déroulent à l’échelle provinciale. La convention collective vient à échéance en mars 2020. « On a déjà adopté nos cahiers de problématiques. On a décidé de ne pas fonctionner par cahier de demandes comme habituellement (...) Ce qu’on a décidé de faire, c’est de cibler les principaux problèmes vécus par les enseignants et enseignantes de Cégep. On a mis ça au niveau national et on a déposé un cahier qui fait état de tout ce qu’on aimerait régler. »  Plusieurs assemblées auront lieu cet hiver, selon Mme Dionne. 

Une augmentation de 3 $ de l’heure est réclamée pour tous les salariés pour la première année (2020). « On demande en dollars plutôt qu’en pourcentage pour avantager les bas salariés. » Des hausses de 3 % sont réclamées pour les deux années suivantes

Le SPECS regroupe environ 518 membres.