Pas de grande désillusion, de grand découragement ou de grandes joies chez les candidats à la mairie de Sherbrooke après la publication du premier volet d’un sondage Segma Recherche sur les intentions de vote des Sherbrookois.

Les candidats se disent peu influencés par le sondage

Pas de grande désillusion, de grand découragement ou de grandes joies chez les candidats à la mairie de Sherbrooke après la publication du premier volet d’un sondage Segma Recherche sur les intentions de vote des Sherbrookois. Tous les candidats ont affirmé qu’ils maintenaient le cap, alors que certains remettent même en doute la valeur des résultats.

Placé deuxième avec 23,2 % des votes, Steve Lussier juge qu’il aurait fallu rejoindre au moins 1000 personnes pour que les résultats soient significatifs. Ce sont 551 citoyens qui ont été sondés. « Au moment du sondage, M. [Bernard] Sévigny n’avait pas encore reçu sa plainte par rapport au code de déontologie et d’éthique. Je ne sais pas ce qui va arriver », commente M. Lussier.

Même si les Sherbrookois se disent majoritairement pour la présence de partis politiques, le candidat indépendant continuera de brandir l’argument de l’indépendance. « Il faut comprendre qu’un candidat indépendant n’est pas relié à un parti. Il peut avoir sa propre ligne de pensée. Je suis du sang neuf. Je demande à la population de me faire confiance. Je suis une personne qui a de l’expérience dans le milieu des affaires et bancaire. Il n’y a personne d’autre comme ça autour de la table. »

Meneur avec 29 points d’avance, Bernard Sévigny ne souhaitait pas s’étendre sur le sondage. « Sur le résultat, je n’ai pas de réaction parce que je n’ai jamais commenté les résultats d’un sondage. Cependant, il y a des lignes intéressantes sur les partis politiques, sur la participation aux élections municipales. Quant aux résultats, nous en prenons acte, mais il n’y a pas de réaction particulière. Autant en 2009 il y avait une crainte sur les partis municipaux, autant maintenant il y en a dans toutes les grandes villes du Québec. Ce n’est pas vraiment une surprise. Ce sont des lectures qui confirment des perceptions. Le vrai sondage, c’est peut-être cliché, mais nous l’aurons le 5 novembre. »

Hélène Pigot se voit quant à elle ex aequo au deuxième rang avec Steve Lussier, même si elle accuse un peu plus de deux points de retard après répartition des indécis. « La marge d’erreur est de 4 %. »

Elle estime qu’il est toujours possible de remporter la mairie. « Ce qu’on voit dans le sondage, c’est que les intentions de vote pour M. Sévigny ne sont pas stables. Sur le terrain, on ne me donne pas du tout l’impression que je suis troisième. »
Si les partisans de Mme Pigot sont surtout parmi les 18-34 ans, selon le sondage, la candidate de Sherbrooke Citoyen ne s’inquiète pas du taux de participation généralement bas chez la population plus jeune. « Nous avons beaucoup travaillé sur le vote des étudiants. Nous sommes allés les rencontrer à l’Université, au Cégep, dans les différents endroits où ils sont. J’ai l’impression que les jeunes sont très motivés à aller voter. »

Elle doute par ailleurs que Steve Lussier soit la véritable opposition à Bernard Sévigny, comme le dit le président de Segma, Raynald Harvey. « M. Lussier n’est pas un candidat qui a un programme. Il a simplement des idées de s’asseoir, de regarder, de faire des moratoires. Je ne vois pas encore le programme de M. Lussier. Par rapport à M. Sévigny, je me démarque clairement. Sur beaucoup de projets, nous sommes très différents. »

Denis Pellerin doute lui aussi du sondage. « On aurait dû faire un sondage sérieux. Les gens ne seront pas négatifs quand ils ne sont pas informés. En ayant caché beaucoup d’information dans les huit dernières années, je comprends que des gens peu informés puissent penser que M. Sévigny a fait une bonne job, mais ce n’est pas une opinion basée sur des faits. »

Enfin, Patrick Tétreault, qualifié de figurant par le président de Segma, compte augmenter sa visibilité en installant ses pancartes dans les prochains jours.