Les jeunes du camp de jour de l’Académie Vert & Or athlétisme passent moins de temps à l’extérieur en raison de la canicule

Les camps de jour s’adaptent à la canicule

Soucieux d’offrir des activités sécuritaires pour les enfants, les camps de jours se voient dans l’obligation d’adapter les journées en réaction à la canicule qui frappe actuellement le Québec.

La vague de chaleur qui afflige la région amène la population à adopter des comportements sécuritaires pour éviter les risques de coup de chaleur.

Les camps de jours ont rapidement réagi et ils ont adapté les activités offertes pour les jeunes conséquemment.

« Les jeunes jouent à l’intérieur, ça fait partie des mesures en place. S’ils sont dehors, nous priorisons les zones à l’ombre. Nous avons augmenté les visites à la piscine et nous nous sommes assurés que le transport ne se ferait pas à pied, mais plutôt en autobus », a affirmé Sylvain Turcotte, directeur de Loisirs Fleuri-Est.

Le nombre d’autobus consacré à ces déplacements vers les piscines correspond d’ailleurs à une mesure exceptionnelle pour Loisirs Fleuri-Est.

Les animateurs ont été mis au courant des procédures à suivre lors des périodes de canicule.

« Ils vérifient que les enfants s’hydratent régulièrement, qu’ils portent un chapeau et utilisent de la crème solaire. Il était censé y avoir des olympiades hier, mais tout cela a été annulé. Les animateurs ont tous reporté ces activités sportives à plus tard, ou alors ils les ont déplacées au froid à l’intérieur », assure M. Turcotte.

Camps de jour sportifs 

Certains camps de jours se spécialisent en activités sportives à Sherbrooke.

C’est entre autres le cas du camp de jour de l’Académie Vert & Or qui offre des journées de sports aux différents jeunes inscrits.

Noémie Alby, coordonnatrice de l’Académie Vert & Or athlétisme, avoue que la température a modifié les activités prévues.

« Normalement on va beaucoup plus à l’extérieur, mais pas cette semaine. On a priorisé les jeux d’eau et on invite les jeunes à boire plus souvent. Ça nous permet quand même de faire du sport à l’intérieur », a-t-elle avoué.

Les moniteurs avouent aussi être plus à l’affût des signes précurseurs de coup de chaleur.

Il faut dire que certains des jeunes inscrits à ces camps pratiquent aussi des activités sportives le soir.

Quelques parents ont d’ailleurs opté pour une demi-journée d’activités afin de préserver l’énergie de leur enfant.

« Ce sont de véritables machines à bouger, ils sont toujours actifs malgré la chaleur. Sauf qu’il faut avouer qu’ils semblent un peu moins énergiques cette semaine », lance-t-elle.

L’une des plaintes faites à la CNESST provient d’une entreprise de déménagement.

La CNESST a reçu plusieurs plaintes

Des employeurs n’auraient pas pris les précautions nécessaires pour protéger leurs personnels contre la chaleur extrême qui sévit depuis quelques jours en Estrie.

Mercredi, au moins cinq milieux de travail ont fait l’objet de plaintes à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Selon Julie Fournier, responsable des communications à la CNESST en Estrie, il s’agit d’une situation particulière. « Des travailleurs craignent de vivre des coups de chaleur et nous contactent », dit-elle à La Tribune.

« Cinq dossiers dans une journée c’est exceptionnel. Il faut dire que nous vivons une première canicule de la saison et les gens ne sont pas encore acclimatés. »

Les plaintes proviennent de milieux de travail comme des entrepôts, des CPE et des entreprises de déménagement, ajoute Mme Fournier.

« Les gens nous appellent pour s’informer et ensuite un inspecteur peut décider de contacter l’employeur ou il se rend au milieu de travail », explique-t-elle.

« Il a le pouvoir de faire prendre des mesures pour contrer les risques ou de carrément faire fermer le milieu de travail. »

Les travailleurs n’ont pas à craindre les représailles de la part de leur employeur, assure-t-elle. « Le travailleur est protégé par la loi », commente la porte-parole.

« L’inspecteur est là pour faire de la prévention. »

Au moment où plusieurs régions du Québec sont aux prises avec des températures particulièrement élevées, la CNESST a rappelé aux employeurs et aux travailleurs qu’il était essentiel de prendre les mesures de prévention nécessaires pour éviter un coup de chaleur.

Elle a fait valoir qu’un travailleur victime d’un coup de chaleur pouvait souffrir de différents symptômes, tels que des étourdissements, des vertiges et une fatigue inhabituelle. Une longue exposition à une forte chaleur peut aussi donner lieu à des propos confus ou incohérents, à une perte d’équilibre et même à une perte de conscience.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a décrété que ses employés affectés aux chantiers routiers pouvaient entrer au travail plus tôt et terminer la journée aussi plus tôt afin de moins les exposer à la chaleur en ces jours de canicule.  -  Claude Plante