Il est difficile pour les éducateurs en service de garde de respecter le principe de bulles-classes. — Photo La Tribune, archives, Jessica Garneau
Il est difficile pour les éducateurs en service de garde de respecter le principe de bulles-classes. — Photo La Tribune, archives, Jessica Garneau

Les bulles-classes éclatent au service de garde

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
 Il est impossible de respecter les bulles-classes au service de garde, estiment des acteurs œuvrant en service de garde.

Outre le manque de personnel, le manque de locaux se fait sentir, exprime la présidente du syndicat du personnel technique et administratif du Centre de service scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Renée Bibeau. « C’est difficile de pouvoir occuper les classes à cause des mesures de sécurité. Les enseignants ne veulent pas nécessairement que des groupes de 20 élèves viennent dans leur classe durant les journées pédagogiques », décrit-elle.

« On n’a pas le choix de mélanger les bulles-classes, car premièrement, il y a un manque de personnel, poursuit-elle, notifiant cependant que le règlement du lavage de mains est très respecté. S’il y a un seul élève dans une classe qui va au service de garde, qu’est-ce qu’on va faire avec lui? On va le laisser seul dans sa classe? Non! Le midi c’est plus facile. En dehors de ça, ils tentent de le respecter, mais c’est un essai, pas un fait. C’est pas mal plus théorique que pratique. »

Technicien en service de garde du Centre de services scolaires des Sommets, Benoit Boutot affirme également qu’il est presque impossible de respecter la notion de bulles-classes. « Mon local de service de garde est minuscule, je ne peux pas y faire entrer 20 enfants. Ce qui nous sauve, c’est qu’on peut aller dehors et que notre cours est immense. On divise toujours par les groupes d’âge », dit celui qui peut utiliser son local, la cafétéria et le gymnase. 

« On fait notre possible avec le personnel qu’on a », précise-t-il.

Dans la mesure du possible

Le directeur du service du secrétariat général et des communications au CSSRS, Donald Landry, rappelle que « dans les encadrements ministériels, c’est toujours indiqué dans la mesure du possible pour les bulles classes au service de garde ». « Elles sont obligatoires en classe, fortement recommandées au service de garde, mais d’une manière réaliste, à partir du moment où tu as des parties de groupes au service de garde, ce n’est pas possible. Pas plus à Sherbrooke, à Magog qu’ailleurs au Québec. C’est pourquoi c’est écrit “ dans la mesure du possible ” », précise-t-il.

« En services de garde scolaire, les enfants sont regroupés selon leur groupe-classe stable habituel, explique effectivement un aide-mémoire du gouvernement fourni aux parents. Si cela est impossible, un second groupe-classe doit être créé. [...] Par exemple, les mêmes élèves de 3e et 4e année réunis au sein d’un groupe de service de garde devraient se côtoyer du lundi au vendredi, matin, midi et soir, avec la ou les mêmes éducatrices. À l’intérieur de ce groupe stable de service de garde, les élèves n’ont pas à respecter de mesures de distanciation entre eux. »