La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) reviennent à la charge auprès de l’UdeS et demandent à ce que la session devienne optionnelle à partir du 13 mars, moment où Québec a annoncé la fermeture des établissements d’enseignement de la province.
La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) reviennent à la charge auprès de l’UdeS et demandent à ce que la session devienne optionnelle à partir du 13 mars, moment où Québec a annoncé la fermeture des établissements d’enseignement de la province.

Les associations étudiantes de l’UdeS réclament une fin de session optionnelle

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) reviennent à la charge auprès de l’UdeS et demandent à ce que la session devienne optionnelle à partir du 13 mars, moment où Québec a annoncé la fermeture des établissements d’enseignement de la province.

L’UdeS a annoncé, vendredi, qu’elle revoyait son barème de notation pour les cours qui n’étaient pas terminés au 13 mars.

Les étudiants pourront se prévaloir, avant le 15 juin, d’un choix de barème de notation qui n’aura pas d’effet négatif sur leur moyenne cumulative.

Ils pourront choisir entre la notation habituelle (A, B, etc.) ou la mention « Réussite » ou « Abandon » s’ils décident d’abandonner leurs cours.

En cas d’échec, ils pourront demander la mention « abandon ».

L’établissement universitaire a du même coup spécifié, vendredi, que la session se poursuivait et que les évaluations étaient maintenues.

Malgré cette annonce, des étudiants sont demeurés sur leur faim. À la faculté de droit, par exemple, plusieurs ont soulevé le stress engendré par la tenue des examens finaux dans environ deux semaines, dans un contexte où les cours sont offerts à géométrie variable avec la fermeture de l’établissement et la grève des chargés de cours. Beaucoup d’étudiants, à l’instar de la population en général, vivent des situations difficiles : télétravail avec les enfants à la maison, pertes d’emploi, etc.

La FEUS a mené une consultation auprès de ses membres, ce week-end. Environ 2000 personnes ont répondu en 24 heures environ.

« Ce qu’on voudrait, c’est de rendre le reste de la session optionnel », note le président de la FEUS, Albert Bourassa.

Environ 75 % des répondants souhaitent que la fin de session devienne optionnelle, tandis que 25 % partageaient la position de l’UdeS.

La FEUS recommande à la communauté étudiante de prendre des arrangements avec ses professeurs. Les étudiants pourraient par exemple, obtenir une mention « Incomplet » et leur évaluation pourrait alors être reprise, illustre Albert Bourassa.

Par courriel, la direction de l’UdeS a toutefois souligné qu’une fin de session facultative n’est pas envisagée. Elle note que selon un arrêté datant du 27 mars, « l’enseignement à distance par les établissements d’enseignement supérieur fait partie des activités prioritaires qui doivent être maintenues ».

« Cette décision a été prise en toute cohérence avec ce que de nombreuses universités québécoises, canadiennes et américaines ont choisi de faire, soit de modifier leur barème de notation (et non d’y aller avec une fin de session facultative). Il s’agit d’une collaboration exceptionnelle de tout notre personnel, notamment le personnel enseignant, et des partenaires syndicaux, pour que l’UdeS puisse rapidement adopter des mesures alternatives pour la poursuite des activités pédagogiques visant la réussite du plus grand nombre », a fait valoir l’institution.

Une nouvelle plateforme

Par ailleurs, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) lance une plateforme sur son site internet visant à stimuler les élèves à l’adresse www.csrs.qc.ca/fr/resteractif.

Celle-ci a été produite par des conseillers pédagogiques et elle sera éventuellement bonifiée par des enseignants.

Dans une seconde phase, des trousses d’activités pédagogiques plus adaptées au niveau de chaque élève seront disponibles. Selon la CSRS, les enseignants qui seront en mesure de le faire contacteront les élèves ou leurs parents par courriel, par téléphone ou encore par un réseau social. Cette deuxième phase devrait s’amorcer à compter du 6 avril, si tout se déroule comme prévu.

Québec a demandé aux directeurs généraux des établissements d’enseignement en Estrie de ne pas ouvrir leurs portes aux élèves afin qu’ils aillent récupérer leurs effets personnels. Québec a émis cette consigne pour les régions de l’Estrie et l’île de Montréal, qui sont considérées comme des zones à risque et où il est recommandé d’éviter de s’y rendre.

L’opération n’avait toutefois pas encore été lancée du côté de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). L’organisation voit cette décision d’un très bon œil, puisque l’opération aurait nécessité la présence de personnel sur les lieux et la mise en place de plusieurs mesures d’hygiène. « On avait beaucoup de préoccupation en lien avec le haut taux de contagion en Estrie », note Donald Landry, directeur des services du secrétariat général et des communications.