Musiciens, chanteurs, artisans, autres travailleurs culturels et sympathisants étaient attachés avec une corde de deux mètres pour former une grande chaîne humaine.
Musiciens, chanteurs, artisans, autres travailleurs culturels et sympathisants étaient attachés avec une corde de deux mètres pour former une grande chaîne humaine.

Les artistes de l'Estrie poursuivent leurs actions de mobilisation

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
« La culture nous rallie, la culture nous relie » clamaient musiciens, chanteurs, artisans, autres travailleurs culturels et sympathisants lors d’une marche « joyeuse et festive » autour du lac des Nations, samedi. Pour l’occasion, ils étaient tous attachés avec une corde de deux mètres pour former une grande chaîne humaine.
Les artistes de l'Estrie poursuivent leurs actions de mobilisation.

Cette initiative s’ajoute aux autres actions de mobilisation faites par le Regroupement A.R.T qui milite pour que les « Artistes soient reconnus par une Rémunération équitable au Travail ».

« Le reconfinement annoncé en début de semaine ne touche pas juste les zones rouges. Des spectacles sont encore annulés », déplore Ariane Dion-Deslauriers, qui salue toutefois l’aide gouvernementale, d’un montant de 50 M$, annoncée vendredi aux diffuseurs culturels.

« Pourquoi reconfiner le milieu de la culture qui a réussi à se réinventer en respectant les mesures sanitaires? Pourquoi instaurer dans l’esprit des gens la crainte de fréquenter les espaces culturels alors qu’aucune éclosion n’a été déclarée dans ces endroits? »

Elle précise que cette action de mobilisation mensuelle coïncide avec la fin de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) offerte par le gouvernement et la journée internationale des artistes du 2 octobre.

« La Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) n’est toujours pas disponible. Présentement de l’aide dirigée vers les artistes, il n’y en pas », déplore l’artiste jeunesse.

Célébrer la culture au quotidien

Jessica Paradis, musicienne et administratrice des Productions Muses et Chimères, précise que la « Marche joyeuse et festive » avait pour but de faire de la sensibilisation en célébrant l’importance de la culture au quotidien.

« Aujourd’hui, on veut surtout créer un lien avec le public pour qu’il s’intéresse aux artistes de la région particulièrement riche artistiquement. On invite les gens à venir nous rencontrer parce que nous avons besoin d’eux en ces temps plutôt difficiles », indique-t-elle.

« La pandémie a commencé au printemps alors que les journées s’allongeaient. L’automne qui arrive avec ses journées plus sombres, sans lien social et sans culture, personnellement ça me fait peur », ajoute Jessica Paradis.

Jessica Paradis, musicienne et administratrice des Productions Muses et Chimères

La marche s’est réalisée de manière pacifique alors que tous les participants portaient un masque et respectaient les mesures de distanciation. L’itinéraire qui les menait du Marché de la gare jusqu’au parc Jacques-Cartier avait également été approuvé par le Service de Police de Sherbrooke.

Les participants ont toutefois été surpris par des groupes de personnes militant contre le port obligatoire du masque autour du lac des Nations. Près d'une vingtaine de policiers veillaient à ce que les mesures sanitaires soient respectées.