Le gouvernement fédéral accorde 1,5 million $ aux producteurs acéricoles afin de leur permettre d'accroître leurs efforts de mise en marché au Royaume-Uni et en Inde. Sur la photo, on aperçoit le député Denis Paradis, le président de la FPAQ, Serge Beaulieu, ainsi que le secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Jean-Claude Poissant.

Les Anglais craquent pour le sirop d'érable

Véritable fierté nationale pour les Québécois, le sirop d'érable est toujours plus en demande à travers le monde. La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) connaît l'intérêt de la planète pour ce produit et souhaite que ses membres profitent à plein de la situation.
Vendredi, à l'occasion d'une conférence de presse à Eastman, le secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada, Jean-Claude Poissant, ainsi que le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, ont annoncé l'octroi d'une somme 1,5 million $ à l'industrie de l'érable du Canada.
Cet argent doit aider les producteurs de sirop d'érable à développer deux nouveaux marchés prometteurs, en l'occurrence ceux du Royaume-Uni et de l'Inde.
« La FPAQ orientera ses activités de relations publiques et ses publicités vers la promotion des produits canadiens au Royaume-Uni. Elle lancera également des produits sur le marché indien », résume un communiqué émis par Ottawa vendredi.
« On a tous de délicieux souvenirs associés à l'érable. C'est un produit de renommée mondiale qu'on retrouve partout. La Fédération a fait un travail remarquable pour le promouvoir », a souligné Jean-Claude Poissant au moment de l'annonce de la subvention.
Pour sa part, son collègue Denis Paradis a fait valoir qu'il est plus important que jamais pour le Canada d'élargir ses marchés. « Il faut le faire avec tous les produits agricoles », a-t-il ajouté, non sans faire référence aux velléités protectionnistes du président des États-Unis, Donald Trump.
D'ailleurs, M. Paradis a confié qu'il jugeait « inquiétante » la position du président Trump à l'égard du libre-échange. Il s'est toutefois dit confiant que l'industrie acéricole ne soit pas ciblée par l'administration Trump, contrairement à celles du lait et du bois d'oeuvre.
D'importantes exportations
Présent à l'érablière Haut bois Normand à Eastman vendredi, le président de la FPAQ, Serge Beaulieu, a salué la décision du gouvernement canadien de donner un coup de pouce financier à l'industrie à laquelle il appartient.
« Soyons fiers du savoir-faire que nous avons acquis pour faire connaître notre sirop d'érable et intéresser la population à celui-ci. Nous voulons continuer à mettre des efforts dans ce sens. Voilà pourquoi cette subvention, qui sera égalée par les producteurs québécois, sera bénéfique », a déclaré M. Beaulieu.
Environ 72 pour cent du sirop provenant des érablières du Québec serait exporté vers d'autres marchés. En 2016, les producteurs de l'ensemble du Canada ont établi un nouveau record en envoyant à l'étranger 99 millions de livres de sirop.
La FPAQ a commencé à accentuer ses efforts de promotion au Royaume-Uni en 2014. L'année suivante, elle a constaté une hausse de 36 pour cent des exportations en direction de ce pays, où au-delà de 12 300 commerces offrent des produits acéricoles canadiens.