Les discussions avec l’entreprise Bewegen pour l’implantation possible d’un système de vélo en libre-service sur le territoire sherbrookois sont interrompues.

Les adeptes du vélo en libre-service devront attendre

Les discussions avec l’entreprise Bewegen pour l’implantation possible d’un système de vélo en libre-service sur le territoire sherbrookois sont interrompues.

« On a arrêté les discussions avec Bewegen. Dans un modèle régional, ça ne fonctionnait pas », indique Patrice Cordeau, adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable à l’Université de Sherbrooke.

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La Tribune écrivait cet automne que le Comité de mobilité durable de Sherbrooke (CMDS) étudiait la possibilité de déployer ce genre de système sur le territoire sherbrookois.

L’entreprise beauceronne Bewegen avait approché l’Université de Sherbrooke pour l’implantation de cette technologie; l’UdeS se disait prête à faire partie d’un projet-pilote si l’initiative était déployée à plus grande échelle à Sherbrooke.

« On ne veut pas être seul, ça doit être porté dans l’ensemble de la communauté », rappelle Patrice Cordeau.

C’est toutefois du côté de la Ville de Sherbrooke que les discussions ont achoppé.


« Quand la Ville s’est pointée, l’entreprise n’a pas voulu nous offrir les mêmes avantages. »
Caroline Gravel

Il avait d’abord été question d’installer des stations de vélo au pourtour du campus de l’UdeS afin de permettre aux étudiants et aux membres du personnel de se rendre du point A et au point B, explique Caroline Gravel, directrice du service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

« L’embûche qu’on a rencontrée, c’est que l’Université avait eu de très belles discussions avec l’entreprise (...), mais quand la Ville s’est pointée, l’entreprise n’a pas voulu nous offrir les mêmes avantages. Pour quelques stations de vélos, ça nous coûtait excessivement cher. Je me voyais mal, dans le contexte actuel, d’aller voir les élus (...) On a mis ça de côté... » explique Mme Gravel.

« On est ouvert, mais ça nous prend quelque chose de viable et d’économiquement rentable », renchérit-elle.

« Avec le CMDS, on regarde d’autres possibilités », note M. Cordeau.

Caroline Gravel rappelle du même coup l’existence du projet de pôle multimodal, qui sera créé dans la station du Dépôt.

« C’est clair qu’on va y mettre des stations en libre-service de vélos, on travaille fort là-dessus actuellement », souligne-t-elle.

Un système de vélo en libre-service ne verra pas le jour en 2019, mais on peut peut-être penser à un horizon de 2020-2021, laisse entendre de son côté le conseiller Marc Denault, président du Comité de mobilité durable de Sherbrooke.

L’UdeS doit pour sa part implanter deux premières vélos stations ce printemps, une sorte d’abris sécurisés pour les vélos.