Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon avec le petit Justin 3 mois.

Les acheteurs dépassés par la saga du parc Willie-Bourassa-Auger

Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon sont un peu dépassés par les événements. Le couple a acheté le terrain du parc Willie-Bourassa-Auger pour se construire une maison assez grande pour loger ses quatre enfants, mais la vente s’est transformée en saga qui ne semble pas vouloir se résorber.

« On ne s’attendait pas à l’ampleur que ça prend en ce moment, ce n’est pas facile de se retrouver dans une controverse quand on est des gens pacifiques et pro-environnement, souligne Julie Olivier-Demers.

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« C’est difficile vivre tout ça. Ce n’est pas un projet avec de la douceur comme on pensait, c’est sombre. »

Rappelons que la Ville de Sherbrooke veut vendre le parc Willie-Bourassa-Auger pour un peu plus de 91 000 $. Plusieurs opposants se sont montrés très vocaux.

« On a un contrat qui nous lie avec la ville. Si on se retire, on perd notre dépôt, on n’a comme pas le choix de continuer le processus », ajoute Mme Olivier-Demers lorsqu’on lui demande si elle va poursuivre les démarches d’achat.

Elle assure aussi que l’environnement est au cœur de ses priorités.

« La première chose qu’on a faite, c’est d’amener mon père qui est biologiste à la retraite pour voir comment est-ce qu’on pouvait placer la maison pour détruire le moins de nature possible», souligne-t-elle.

«On avait vraiment un souci de garder ça le plus vert possible. Ce que les gens ne nomment pas, c’est que c’est rempli de frênes qui devront être abattus en raison de la propagation de l’agrile du frêne. Il y a plusieurs arbres qui sont malades ou morts. La manière dont l’espace est dépeint, les gens s’insurgent, mais il y a un peu de désinformation dans tout ça. »


« C’est vraiment pour avoir une maison pour loger tout le monde convenablement.  »
Julie Olivier-Demers

Le couple a quatre enfants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il déménage.

« Actuellement on a quatre enfants et on a trois chambres, mentionne-t-elle. C’est vraiment pour avoir une maison pour loger tout le monde convenablement. C’est la maison qu’on va avoir quand nos enfants vont venir nous voir lorsqu’ils seront grands. On n’a pas du tout l’intention de repartir. »

Les relations avec les membres du voisinage n’inquiètent pas outre mesure le couple.

« Les voisins immédiats savent que lorsqu’on parle de parc et d’espace vert c’est un peu tiré par les cheveux. Oui c’est zoné récréatif, mais ça ne prive pas la communauté parce que la communauté ne l’utilisait pas. On en parle à la télé et les journaux tous les jours, mais il n’y a personne qui y va quand même. Le voisinage ne m’inquiète pas parce qu’eux sont au courant des faits. »

Julie Olivier-Demers admet toutefois avoir une certaine appréhension avec la façon dont cette situation évolue sur les réseaux sociaux.

« Oui c’est épeurant parce qu’on ne sait pas si quelqu’un peut être réactif et se présenter chez nous. »