Une vague d’amour a déferlé dans le gymnase de l’Écollectif et des Quatre-Vents, mercredi, alors que les élèves, parents et enseignants de l’école ont dit au revoir à leur « super secrétaire », Émilie Paquet. Elle a eu droit à une gigantesque accolade de la part des élèves. On la voit ici avec les enfants et la directrice Josée Poirier.

L’Écollectif et des Quatre-Vents disent au revoir à leur «super secrétaire» [VIDÉO]

Une vague d’amour a déferlé dans le gymnase de l’Écollectif et des Quatre-Vents, mercredi, alors que les élèves, parents et enseignants de l’école ont dit au revoir à leur « super secrétaire », Émilie Paquet. La fée marraine de l’établissement a eu droit à un hommage à la hauteur de sa grandeur d’âme et de sa contribution des 12 dernières années à l’école. Pleurs, rires, beaux souvenirs et beaucoup d’amour ont meublé la cérémonie qu’ils avaient organisée afin de souligner son départ.

Les bons coups d’Émilie Paquet, qui est contrainte de quitter ses fonctions en raison d’un mouvement de personnel, ont eu bien des échos médiatiques au fil des ans. Son implication au sein des deux établissements dépasse largement son travail. Celle qui a été nommée Mérite estrien dans la catégorie Bénévolat/engagement a mis sur pied une friperie dans l’école pour répondre aux besoins ponctuels des enfants. On la connaît aussi pour l’organisation de la fête de Noël des élèves des classes d’accueil ou encore la sortie de fin d’années des finissants des classes d’accueil. 

Elle avait été prévenue que quelque chose se préparait — elle n’aime pas les surprises, de son propre aveu — mais on ne lui avait pas dit quoi. Lorsqu’elle est entrée dans le gymnase, plus de 200 personnes s’étaient rassemblées dans le gymnase des Quatre-Vents pour lui clamer leur amour. Des représentants de classe lui ont apporté des présents, et des parents sont venus prendre la parole. La table à l’avant s’est peu à peu remplie de cartes, de fleurs et de créations en papier, et une vidéo d’une kyrielle de témoignages touchants a été présentée.

« On veut te démontrer à quel point tu es importante pour nous et à quel point tu vas nous manquer. On va profiter des dernières journées jusqu’à Noël », a souligné la directrice, Josée Poirier, qui a animé la cérémonie aux côtés d’une maman, Nadia Guilbeault.

« Émilie a toujours été une personne importante pour moi. C’est la seule personne qui n’est pas dans ma famille qui, vraiment, était attentionnée pour moi. La première journée, quand j’étais en première année, je lui ai dit quelque chose, elle a commencé à m’appeler mon petit prince charmant. J’ai aimé ça, et depuis ce temps-là, je retourne la voir. Elle s’occupe bien de moi (...) Émilie, dans le fond, c’est tout pour moi », souligne Louis-Richard Guimond, un élève de quatrième année à l’Écollectif. Le représentant de classe a tenu lui-même à témoigner à La Tribune de tout son amour pour elle. 

Plusieurs parents ont souligné à quel point il était rassurant de savoir que l’employée était là non seulement pour leurs enfants, mais pour eux également. 

« À l’Écollectif, tu as probablement été la première personne à m’appeler par mon prénom. C’est donc dire que les gens étaient extrêmement importants pour toi (...) », a témoigné Félix Arguin, un des parents, dans la vidéo. Certains avaient même préparé des lettres de recommandation débordant d’amour pour de futurs employeurs, qui cherchent « la perle parmi les perles ». 

Émilie Paquet a eu droit, à la toute fin, à une gigantesque accolade de la part des élèves.

La principale intéressée savait que quelque chose l’attendait, mais elle n’avait pas imaginé un tel hommage. « Je pensais jamais que ce serait une grosse affaire de même », a-t-elle lancé aux élèves. 

« Ça, c’est hot! » a-t-elle lancé à La Tribune. Les petites attentions se sont multipliées au fil des derniers jours, a-t-elle souligné en racontant qu’une délégation d’enfants de l’autre pavillon des Quatre-Vents était venue la voir. Interrogée sur l’avenir de la friperie, elle dit avoir espoir que les activités de celle-ci se poursuivent, notamment grâce au travail des bénévoles.