Le conseil d’établissement et le personnel de l’école primaire Marie-Reine se mobilisent afin d’obtenir un agrandissement de l’école primaire Marie-Reine.

L’école Marie-Reine déborde

SHERBROOKE — Le conseil d’établissement et le personnel de l’école primaire Marie-Reine se mobilisent afin d’obtenir un agrandissement de l’école. L’école déborde : la bibliothèque a dû être réquisitionnée afin d’accueillir les élèves. Les parents et le personnel ont déposé un mémoire à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) afin que celle-ci dépose un projet d’agrandissement au gouvernement.

En entrevue récemment, la CSRS avait mis Marie-Reine dans la liste des écoles qui sont à l’étroit.

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« L’école dépasse sa capacité d’accueil de façon importante », indique la présidente du conseil d’établissement, Patricia Dionne, en soulignant que l’équipe-école a été très créative pour s’ajuster jusqu’ici.

L’école de 231 élèves, qui connaît une augmentation de son achalandage depuis 2014, a une capacité d’environ 10 classes... et elle en compte 14.

La bibliothèque doit maintenant servir de local, ce qui fait en sorte que « les livres ont dû être entassés dans le local du photocopieur pour se transformer en comptoir de prêt ». Les cours de musique et d’anglais ont lieu en classe, faute d’espace. « Cela a pour impact, par exemple, que l’enseignant de musique doit transporter des instruments de musique d’une classe à l’autre », peut-on lire dans le mémoire. En outre, le service de garde n’a pas de local; il est installé dans une salle commune. En outre, plaident les auteurs du mémoire, « le nombre total de groupes est trop grand pour le temps disponible au gymnase pour les cours d’éducation physique ».

Un projet d’habitation doit se réaliser sur la rue Lavigerie, et l’école primaire déborde déjà. « On prévoit que la situation va s’accentuer dans les années qui viennent », souligne M. Dionne.

Démarches en cours

Le groupe a déposé un mémoire aux élus scolaires, et il a depuis rencontré le directeur général adjoint à l’administration de la CSRS, Carl Mercier. Une rencontre est aussi prévue avec la députée caquiste de Saint-François Geneviève Hébert jeudi.

Le conseil d’établissement et le personnel de l’école ont voulu, en déposant un mémoire, documenter la situation, mais aussi sensibiliser l’organisation à la nécessité de faire quelque chose pour améliorer l’environnement des enfants. « On veut un agrandissement pour s’assurer de maintenir l’ensemble des élèves à l’école », précise Mme Dionne, en soulignant les belles initiatives créées dans l’établissement. Celui-ci compte notamment deux classes d’accueil.

Il a été impossible de parler à un porte-parole de la CSRS, mardi.

On sait cependant que l’organisation a déjà déposé plusieurs demandes d’ajout d’espace à Québec. Elle souhaite agrandir l’école primaire Jardin-des-Lacs, à Saint-Denis-de-Brompton. Elle a aussi redéposé le projet de construction de l’école D, dans le secteur d’Ascot, qui n’a pas été retenu initialement. Elle souhaite construire une nouvelle école secondaire de 1000 places en raison de l’augmentation de l’effectif au secondaire et elle caresse aussi un important projet d’agrandissement et de réaménagement du Centre 24-Juin.

Finalement, la CSRS souhaite ajouter un gymnase à l’école primaire Sylvestre, de même qu’une classe et un service de garde (3,3 M$). Elle a aussi redéposé, en septembre, le dossier de l’école primaire des Avenues pour l’ajout d’un gymnase et l’aménagement de quatre classes (4,6 M$).

Entente sur le recours collectif: la CSRS doit emprunter 3,1 M$

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) empruntera un peu plus de 3,1 M$ pour financer la somme qu'elle doit payer en vertu du règlement à l'amiable intervenu dans le cadre du recours recollectif sur les frais chargés aux parents.

La charge d'intérêt de cet emprunt sera toutefois assumée par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Rappelons que la CSRS, qui gère un budget d'environ 243 M$, a enregistré un déficit de 3,6 M$ dans ses états financiers au 30 juin 2018. Une somme d'environ 3,1 M$ est directement attribuable à la somme que doit verser la CSRS dans le cadre de ce recours.

La CSRS devra envoyer quelque 32 000 chèques au printemps, pour un total d'environ 3 M$, en vertu d'une entente dans le litige opposant les parents d'élèves aux commissions scolaires quant aux frais illégaux réclamés pour du matériel scolaire.

Une somme de 24,09 $ sera remise par élève, par année, pour les années 2010-2011 à 2016-2017. Pour les années scolaires 2017-2018 et 2018-2019, les parents ont été ou seront indemnisés par le Supplément pour l'achat de fournitures scolaires versé par le gouvernement du Québec. L'entente approuvée par la Cour supérieure du Québec concerne 68 commissions scolaires au Québec.