L’école primaire Cœur-Immaculé aura son « trottibus » à compter du 25 mars grâce à des parents bénévoles comme Marie-Ève Cliche, la maman d’Alice, Édouard et Élodie Quirion, et comme Jacques St-Pierre.

L’école Cœur-Immaculé aura son trottibus

Un trottibus verra le jour à l’école Cœur-Immaculé à compter du 25 mars. L’initiative permettra aux enfants de se rendre à l’école de façon sécuritaire tout en leur permettant de faire un peu d’activité physique avant de commencer les classes.

L’autobus pédestre de la Société canadienne du cancer (SCC) lancé par des parents prévoit un trajet qui partira de la rue Murray le matin et qui se rendra à l’école primaire située sur la 15e Avenue Sud, dans l’est de Sherbrooke. Éventuellement, le comité responsable aimerait démarrer un trajet qui passe par la rue de Rouen.

« Le besoin est plus grand du côté de la rue Murray », note Marie-Ève Cliche, une mère bénévole et l’une des organisatrices. Le trafic est plus dense dans ce secteur et les enfants doivent notamment circuler dans les secteurs des 12e et 13e Avenue. L’impatience se fait parfois sentir en matinée chez les automobilistes qui circulent dans le secteur, renchérit Jacques St-Pierre, également membre du comité organisateur. Les deux parents observent du même coup que les brigadiers se font rares en chemin vers l’école, à l’exception du passage où les enfants traversent la rue du Conseil pour emprunter la 15e Avenue Sud. L’enseignant et père d’un garçon qui fréquente Cœur-Immaculé alternera avec Marie-Ève Cliche afin d’accompagner les enfants à pied le matin. Le départ se fera à 8 h et l’arrivée à l’école est prévue vers 8 h 20.

« On a quelques enfants d’inscrits. Nous sommes deux pour marcher, mais on a espoir de trouver d’autres parents », note-t-elle en ajoutant que les bénévoles ne sont pas obligés d’être des parents.

« Une question de santé »

C’est en lisant un article traitant du projet chapeauté par la SCC que Marie-Ève Cliche s’est intéressée à l’initiative.

Lorsque ses enfants ont commencé l’école, elle-même ne voyait pas le jour où elle les laisserait marcher seuls.

En plus d’assurer la sécurité des enfants, le projet a d’autres vertus, renchérit M. St-Pierre. « C’est quand même une question de santé », lance-t-il en soulignant qu’il a pu voir une différence chez son garçon depuis qu’il marche pour se rendre à l’école.

Sur son site internet, la Société canadienne du cancer (SCC) cite des données selon lesquelles « 58 % des parents disent s’être toujours rendus à l’école à pied lorsqu’ils étaient enfants : seulement 28 % disent que leurs enfants le font aujourd’hui ». Citant également d’autres études, la SCC fait ressortir que « l’exercice qu’un enfant fait en se rendant à l’école se reflète sur sa capacité de concentration pendant environ quatre heures suivant cet exercice ».

Les organisateurs se sont aussi intéressés aux résultats d’un sondage pour bâtir le projet. Ils ont notamment pu compter sur l’aide de la directrice adjointe Mélissa Raymond.

À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), on indique que ce trottibus est le seul sur son territoire. L’initiative de Cœur-Immaculé a sa propre page Facebook.