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Une portion de la Route verte en Estrie.
Une portion de la Route verte en Estrie.

Le Val-Saint-François aspire à devenir une destination vélo

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Le Val-Saint-François aspire à devenir une destination vélo reconnue au Québec. La MRC s’est dotée d’un plan directeur cet automne et s’apprête à recruter un coordonnateur visant à développer le réseau cyclable du Val-St-François « à un niveau supérieur et distinctif ».

« Le réseau cyclable régional de la MRC est un actif de grande valeur. Toutefois, des investissements sont nécessaires pour améliorer la qualité du réseau. Le budget annuel requis est estimé à 200 000 $, alors que le budget actuel est de 130 000 $. Le déficit d’entretien annuel est donc estimé à 70 000 $. À cela s’ajoutent des travaux spéciaux et urgents à réaliser sur le chemin de la Rivière et la zone inondable du sentier de la Rive, estimé temporairement à 180 000 $ », peut-on lire dans le plan directeur vélo 2020-2030. Le document parle d’une vision du développement sur 15 ans.

« Actuellement, avec la Route verte qui part de Sherbrooke jusqu’à Windsor, il y a eu une problématique, elle a été fermée par rapport à des bris. On a rencontré la Ville de Sherbrooke et on veut aller de l’avant pour restaurer le petit tronçon qui a été brisé. On a tous les deux la volonté de remettre en fonction le tronçon qui manque », explique le préfet de la MRC du Val-Saint-François, Luc Cayer.

« Ce n’est pas un secret pour personne : avec la pandémie, il y a eu une flambée de ventes de vélo et d’équipements de plein air, autant pour les skis de fond que les raquettes. Il y a un engouement. On veut profiter du fait que les gens font du vélo pour essayer d’améliorer les pistes et offrir de nouveaux circuits... » indique-t-il en espérant du même coup de l’aide gouvernementale.  

Le projet permettrait de mettre en valeur les attraits culturels et paysagers du territoire.

« La volonté politique de consolider et poursuivre le développement du réseau cyclable régional est confirmée et campée dans le plan directeur », peut-on lire dans le document. « C’est un projet pour lequel les maires de la MRC se sont dit de façon unanime qu’il faut aller de l’avant avec le développement des pistes cyclables », observe M. Cayer, aussi maire de Stoke.

Le document trace un portrait du réseau actuel, qu’il décrit principalement par trois sentiers : l’Ardoise, qui relie les municipalités de Bonsecours, Lawrenceville, Valcourt et Racine, le Sentier de la Rive (de Sherbrooke à Richmond en passant par Windsor) et le Sentier de la Vallée, qui fait le pont entre le Val-Saint-François et les Sources.  

Les premières actions seraient de consolider le réseau actuel et d’améliorer la qualité des infrastructures, notamment en réalisant des travaux de mise à niveau du sentier de la Rive entre Sherbrooke et Windsor, afin de répondre aux normes qualité de la Route verte. 

On prévoit aussi, dans les prochaines années, de connecter le réseau de Saint-Denis-de-Brompton au parc national du Mont-Orford (PNMO), tout comme le sentier de l’Ardoise et Kingsbury via l’ancienne emprise ferroviaire. On souhaite également un réseau de voies cyclables sur route permettant de connecter les municipalités au réseau régional. 

Le document prévoit aussi des actions pour développer une culture vélo et développer le transport actif.