«Le transport scolaire au primaire sera un enjeu majeur»

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Sherbrooke – «On est heureux des précisions et ajustements apportés par le ministre Roberge. Ces éléments nous permettront de finaliser nos préparatifs et rassureront, je crois, nos employés et les parents de nos élèves. Par contre, on a un enjeu majeur qui est celui du transport scolaire pour les élèves du primaire», note Donald Landry, directeur du secrétariat général et des communications du Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke.

Malgré l’ajout du masque pour les élèves de 5e et 6e année, le maximum de passagers demeure 48 élèves par autobus alors que normalement, le maximum pour les élèves du primaire est de 76. «Ce n’est pas un enjeu rencontré par tous les centres de services scolaires, mais la densité de notre population et l’utilisation du transport scolaire font en sorte que nous ne serons pas en mesure d’offrir le transport à tous les élèves du primaire», mentionne M. Landry, estimant que 1000 des 6000 élèves du primaire utilisant normalement le transport scolaire devront se déplacer autrement. 

« On est déçu, c’est malheureux, mais les transporteurs ne sont pas capables d’augmenter l’offre alors on n’a pas le choix de réduire le nombre de passagers. Nous donnerons priorité aux élèves qui n’utilisent jamais le service de garde», précise M. Landry, ajoutant que les parents qui souhaitent assurer le transport de leurs enfants peuvent remplir le formulaire de Désistement au transport scolaire qui a été ajouté sur la page d’accueil du site du CSSRS.

«On souhaite récupérer des places d’élèves qui ont peut-être moins besoin de transport», note-t-il.

La Société de transport de Sherbrooke accepterait d’ajouter des véhicules sur des circuits qui existent déjà pour desservir des élèves, par exemple, de 5e ou 6e année. «Mais ça ne réglera pas notre problème qui est principalement en périphérie de Sherbrooke. Si j’ai un problème à Ascot Corner, Saint-Denis ou Saint-Élie-d’Orford, ça ne le réglera pas, car la STS ne dessert pas ces territoires», explique le directeur du secrétariat général et des communications du CSSRS.

Au secondaire, le nombre de passagers est normalement de 48 alors le CSSRS devrait être en mesure d’offrir le transport scolaire à la grande majorité des élèves qui l’utilisent habituellement.

Pour ce qui est de l’ajout de ressources pour assurer un rattrapage scolaire pour certains élèves, M. Landry croit qu’il faut prendre le temps d’identifier les besoins.  «Ça aurait été intéressant d’avoir des fonds, mais en même temps, on travaillera avec la réalité quand elle se présentera. Je ne nie pas qu’il y ait un besoin au niveau du rattrapage, mais est-ce qu’il a été documenté? Est-ce que des listes d’élèves ont été établies selon leurs besoins? Est-ce qu’on ne devrait pas prendre les premières semaines d’école pour bien identifier les élèves dans le besoin? Il y aura aussi des enseignants et des élèves qui ne seront pas de retour à cause de leurs conditions de santé, par exemple. Déjà d’arrimer tout ça, c’est un défi», mentionne M. Landry.

«Évidemment, on l’a connu en mai et en juin, il y aura des ajustements. Est-ce que tout sera parfait à la rentrée? Non, mais on fera en sorte de maximiser les mesures de sécurité tout en respectant notre mission», résume-t-il.