Le trafic a augmenté sur le réseau autoroutier sherbrookois au cours des dernières années.

Le trafic en hausse sur les autoroutes

Le trafic a lourdement augmenté sur le réseau autoroutier de la région de Sherbrooke au cours des dernières années.

Selon des chiffres obtenus du ministère des Transports du Québec (MTQ) par La Tribune, le nombre de véhicules est en hausse sur toutes les autoroutes ceinturant la région. Pas surprenant qu’un chantier, un accident ou une autopatrouille stationnée sur l’accotement puisse créer facilement des bouchons de circulation.

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Ainsi, sur l’autoroute 10, le tronçon entre la 610 et la 410 est un code rouge. Il est le plus achalandé de l’ensemble du réseau du MTQ en Estrie. En 2018, 52 000 véhicules y circulaient quotidiennement. Cinq ans auparavant, on en comptait 46 000.

Rappelons qu’en 2012, le MTQ avait ajouté une voie en direction est à l’intention de ceux voulant accéder à l’autoroute 610.

Entre l’autoroute 410 et la route 220, la circulation automobile a atteint 38 000 véhicules par jour selon un comptage effectué en 2018. Il y en avait 33 000 en 2013.

Plus loin sur la 10, entre la route 220 et le chemin Saint-Roch Nord, on avait enregistré 31 000 mouvements quotidiens en 2018, contre 26 000 cinq ans avant.  

Le tronçon de l’autoroute 10, entre la 610 et la 410,  est le plus achalandé de l’ensemble du réseau du MTQ en Estrie.

La 410 en 2e place

Dans le palmarès, la 410 se classe au deuxième rang des autoroutes les plus achalandées. La voie rapide a été prolongée et le sera encore en 2020, couvrant ainsi un plus grand territoire.

Entre l’autoroute 10 et le boulevard de Portland, on a recensé 45 000 véhicules en 2018. En 2013, le MTQ avait compté 38 000 véhicules. Dans la portion entre le boulevard de Portland et la rue King Ouest, le nombre de voitures et de camions a atteint 44 000. Six ans plus tôt, il y avait 12 000 véhicules de moins (32 000) quotidiennement.

Le trafic a évolué dans la même mesure entre la rue King Ouest et le boulevard de l’Université, ajoute-t-on.

Pour ce qui est de l’autoroute 610, on remarque aussi des hausses marquées du nombre de véhicules entre la 10 et la rue Saint-François Nord (2018 : 35 000 et 2013 : 33 000), entre la rue Saint-François Nord et la route 216 (2018 : 30 000 et 2013 : 27 000) et entre la route 216 et la route 112 (2018 : 16 300 et 2012 : 14 700).

Bien que moins achalandée, l’autoroute 55 connaît aussi des augmentations notables du nombre de véhicules entre la rue Laval et la route 222 (2018 : 28 000 et 2012 : 23 000) et entre la route 222 et l’autoroute 610 (2018 : 30 000 et 2012 : 26 000).

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Le nombre de véhicules de « promenade » est en croissance constante depuis plusieurs années dans la région sherbrookoise.

Toujours plus de voitures

L’achalandage en hausse des autoroutes de la région sherbrookoise peut trouver sa source dans l’augmentation du parc automobile estrien.

Selon les données de la Banque de données des statistiques officielles sur le Québec, sous la coordination de l’Institut de la statistique du Québec, le nombre de véhicules est en croissance constante depuis plusieurs années dans la région.

À Sherbrooke en 2018, on comptait 96 082 véhicules de « promenade », ce qui inclut les automobiles et les camions légers. Cinq ans plus tôt, en 2013, il y en avait 89 001. En 2008, le chiffre se situait à 80 490 véhicules.

Le nombre de voitures a toutefois connu une certaine baisse durant ces années, passant de 65 362 à 64 321 unités de 2013 à l’an dernier. Ce sont les camions légers qui ont fait grimper le total, passant de 23 647 en 2013 à 31 758 en 2018. 

On doit aussi souligner une hausse du nombre de motocyclettes sur nos routes. Selon le tableau mis à jour à la fin octobre, on remarque qu’elles sont passées de 3783 à 4392 unités de 2013 à 2018 à Sherbrooke.

Toujours selon l’Institut de la statistique du Québec, la population sherbrookoise est passée 141 684 à 164 538 habitants de 2001 à 2016. 

En Estrie, le nombre de véhicules de « promenade » est aussi en hausse pour la période de 2013 à 2018. Il y en avait 192 416 en 2013 et 206 168 cinq ans plus tard. On doit toutefois souligner que le total des automobiles a chuté pendant cette même période, soit de 131 977 à 126 596 unités.

Encore une fois, les camions légers ont connu une variation contraire, soit de 60 424 à 79 559 véhicules.

Les Estriens se déplacent davantage en moto, remarque-t-on aussi. En 2013, il y avait 8882 motocyclettes, moins qu’en 2018 avec 10 871 véhicules à deux ou trois roues.