Des passagers ont été regroupés sur le tarmac de l'aéroport pour échapper aux tirs du forcené qui a abattu cinq personnes.

Le tireur avait été licencié de la garde nationale de l'Alaska

Esteban Santiago, le tireur présumé qui a ouvert le feu à l'aéroport international de Fort Lauderdale, avait avec lui des pièces d'identité militaire, selon le sénateur de la Floride Bill Nelson. Le sénateur ne savait pas si ces pièces d'identité appartenaient au suspect, mais un porte-parole militaire a indiqué que Esteban Santiago avait été licencié de la garde nationale de l'Alaska en raison d'un « rendement insatisfaisant ».
Le lieutenant-colonel Candis Olmstead n'a pas fourni plus de détails sur le congédiement de l'individu de 26 ans, survenu en août 2016. Esteban Santiago aurait rejoint la garde nationale en novembre 2014.
Les autorités ne se sont pas avancées sur les motifs du tireur jusqu'à maintenant. Il pourrait autant s'agir d'un déséquilibré que d'une personne avec des « motifs sinistres », a souligné le sénateur Nelson.
Le frère du suspect a toutefois dit à l'Associated Press qu'il avait reçu des traitements psychologiques lorsqu'il résidait en Alaska.
Esteban Santiago est né au New Jersey, mais il a déménagé à Porto Rico lorsqu'il avait deux ans, selon son frère, Bryan. Il a servi dans la garde nationale du territoire américain quelques années et selon le porte-parole de la garde nationale de Porto Rico, il a été déployé en Irak en 2010.
Pas un vol canadien
Selon le chef de police de l'aéroport international d'Anchorage, en Alaska, le suspect avait pris un vol de la compagnie Delta depuis Anchorage. Le vol à destination de Fort Lauderdale comprenait une escale à Minneapolis, au Minnesota. Contrairement aux premières informations qui ont circulé, le tireur ne provenait pas du Canada et aucun transporteur canadien n'est impliqué dans les événements, a affirmé Affaires mondiales Canada.
Les événements ont provoqué un climat de panique dans l'aéroport alors que les passagers ont dû fuir par le terminal vers le tarmac.
« Les gens ont commencé à crier et ils ont tenté de fuir par n'importe quelle porte, de se cacher en dessous des chaises », a témoigné Mark Lea, qui était près du tireur.
« Il a juste continué à avancer, à tirer au hasard sur les gens », a-t-il poursuivi, ajoutant que le suspect tirait aussi sur les bagages pour atteindre les gens qui se cachaient. Avec La Presse canadienne