Le terrain de l’ancien Maysen Pub, sur la rue Wellington Sud au centre-ville de Sherbrooke, est contaminé aux hydrocarbures.

Le terrain de l’ancien Maysen Pub est contaminé

Le terrain de l’ancien Maysen Pub, au 37-45, rue Wellington Sud, est contaminé aux hydrocarbures. Des travaux de décontamination pourraient donc être nécessaires, aux frais de la Ville, si l’acheteur déclaré choisit d’y faire des travaux.

Même si la Ville annonçait en juin 2017 la vente du terrain à l’entreprise L.P. Royer, spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de bottes et de souliers, la transaction n’a toujours pas eu lieu. Le prix de vente était alors de 255 000 $, tandis que la décontamination pourrait coûter jusqu’à 250 000 $.

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« Le terrain est contaminé aux hydrocarbures. Dans le secteur, l’histoire démontre que plusieurs stations-service se sont installées sur la rue Wellington Sud à travers le temps. Les normes pour les réservoirs souterrains n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui et il y a eu des fuites », explique Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines et de l’environnement à la Ville de Sherbrooke.

L’analyse du sol a été effectuée l’été dernier. La Ville est au fait des résultats depuis l’automne. Elle avait d’ailleurs découvert des traces de contamination sous la ruelle Therrien pendant des travaux reliés au projet Well inc.

« Le terrain est zoné pour un usage commercial ou industriel. Nous devons donc traiter les sols que nous touchons. Pour 2500 mètres cubes de matériaux contaminés, il coûterait 250 000 $ pour faire l’ensemble du traitement. Si nous ne touchons pas à une partie du terrain, nous n’avons pas à la traiter. La somme de 250 000 $ est donc un maximum », précise Mme Gravel.

Dans le même sens, si les travaux sont entrepris, il ne sera pas nécessaire de décontaminer sous la rue Wellington Sud, sauf si une contamination est observée au moment de réaliser des travaux d’infrastructure. « Il faut aussi surveiller la nappe phréatique, mais nos rapports démontrent qu’il n’y a pas de problème. »

Le maire Steve Lussier rapporte que les services municipaux travaillent toujours avec L.P. Royer. « Ça suit son cours. Nous pourrons vous revenir dans quelques semaines pour dire ce qu’il en est avec la revitalisation du centre-ville. Je n’ai pas senti de désistement pour l’instant. On laisse nos services aller. On va s’entendre. »

L.P. Royer annonçait l’an dernier qu’elle comptait établir son centre d’innovation sur la rue Wellington Sud.

À l’origine, Simon La Rochelle, président de l’entreprise, affirmait qu’il n’aurait pas envisagé de déménager sur la rue Wellington Sud si ce n’était du projet Well inc. Il était question d’occuper 10 000 pieds carrés dans un nouveau bâtiment qui devait aussi compter d’autres espaces locatifs. « Il serait logique de nous ajuster au chantier d’en face », indiquait M. La Rochelle lorsqu’il était question d’échéancier.

M. La Rochelle n’était pas disponible pour des entrevues lundi. Chez L.P. Royer, on affirmait simplement ne pas avoir de commentaires. Il n’avait pas été possible d’obtenir des commentaires non plus à la suite du désistement du consortium qui proposait de construire deux tours sur le site de l’Hôtel Wellington.