Le taux de diplomation et de qualification s’améliore en Estrie

Le taux de diplomation et de qualification s’améliore en Estrie. Celui-ci atteint 62,9 % sur cinq ans, selon les dernières données disponibles.

Ainsi, selon les données diffusées par le ministère de l’Éducation, 62,9 % des élèves estriens de la cohorte 2011 avaient obtenu un diplôme en cinq ans; celle-ci a été suivie jusqu’en 2015-2016. Ce taux atteignait plutôt 56,4 % avec la cohorte de 2008 (suivie jusqu’en 2014-2015) pour la région.

Le taux de diplomation et de qualification réfère à « la proportion des élèves qui, avant l’âge de 20 ans, ont obtenu un premier diplôme ou une première qualification sept ans après leur entrée au secondaire à la formation générale des jeunes, à l’éducation des adultes ou à la formation professionnelle ». Ce taux comprend donc autant le diplôme d’études secondaires (DES) qu’une attestation de spécialisation professionnelle.

Le taux établi par Québec permet de suivre les élèves qui entrent pour la première fois au secondaire. Il ne tient pas compte des élèves qui entrent dans le système scolaire québécois en cours de parcours, à partir du deuxième secondaire par exemple.

Le taux de diplomation et de qualification pour la cohorte de 2011 sur cinq ans atteint 60,8 % à la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), 65,5 % à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, 59,8 % à la Commission scolaire des Sommets  et 62,1 % à la Commission scolaire Eastern Townships.

La proportion des élèves de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme ou une première qualification « connaît une constante progression au Québec », fait valoir le ministère. Le taux atteint maintenant 80,1 % (diplomation et qualification). « La progression est principalement attribuable à l’augmentation du nombre de diplômes d’études secondaires et de formation professionnelle », peut-on lire dans un communiqué.

Les taux de diplomation au secondaire continuent de progresser

L'arrivée de nouveaux types de qualifications a eu un effet positif sur le taux de diplomation par cohorte au secondaire. Ce taux a progressé de façon régulière pour les dernières cohortes, indique le plus récent rapport du ministère de l'Éducation sur la question.
Le rapport «Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire, édition 2017», précise que les taux de diplomation et qualification progressent au Québec. Le taux atteint 80,1 pour cent lorsqu'on additionne le taux de diplomation de 76 pour cent et le taux de qualification de 4,1 pour cent.
C'est en 2007 et 2008 qu'ont été instaurés de nouveaux types de qualifications, soit le CFMS (Certificat de formation à un métier semi-spécialisé) et le CFPT (Certificat de formation préparatoire au travail). Leur instauration «a eu un effet positif sur le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire», confirme-t-on dans le rapport.
Pour les dernières cohortes, après sept ans, le taux de qualification est identique et le taux de diplomation par cohorte a continué de progresser, passant de 71,7 à 76 pour cent. L'augmentation est attribuable en grande partie au fait que plus d'élèves ont obtenu un Diplôme d'études secondaires.
De façon générale, après sept années, la cohorte de 2008 avait un taux de diplomation et de qualification de 78,8 pour cent et celle de 2009 de 80,1 pour cent.
Après six années, la cohorte de 2008 avait un taux de 74,8 pour cent et celle de 2009 de 76,3 pour cent.
Après cinq années, la cohorte de 2008 avait un taux 65,9 pour cent et celle de 2009 de 67,4 pour cent.
Gars et filles
L'écart entre les garçons et les filles demeure, mais il a été réduit.
Ainsi, après sept ans, les cohortes de garçons de 2008 et 2009 avaient des taux de diplomation et de qualification de 73,8 pour cent et 75,8 pour cent.
Et les cohortes correspondantes de filles avaient des taux de 83,9 et 84,4 pour cent.
«L'écart entre les sexes diminue de façon significative pour la première fois depuis les cohortes de 2004 et 2005, où il était passé de 11,9 à 10,9 points de pourcentage. Pour les deux dernières cohortes, soit 2008 et 2009, l'écart est passé de 10,1 points à 8,6 points», écrit-on dans le rapport.

 - Avec La Presse Canadienne